(14/10-2026) – Votre téléphone vibre. Un SMS vous annonce qu’un colis vous attend et qu’il manque 1,99 euro de frais de port. Vous n’avez rien commandé. Vous cliquez quand même, pour voir.
En 2023, 1 838 000 adultes ont subi une arnaque en France, soit 3,5% des plus de 18 ans. Leur nombre a grimpé de 10% en un an. Une victime sur sept seulement porte plainte.
Une industrie florissante
La fraude par manipulation a coûté 516 millions d’euros aux Français en 2025, 34% de plus que l’année précédente. Le grand classique reste le faux conseiller bancaire qui vous appelle pour « sécuriser » votre compte. Derrière ces coups de fil, vous trouverez rarement un petit malin isolé. Le crime organisé tient le marché.
Plus de la moitié des escroqueries passent par le numérique, contre moins d’un tiers en 2016. Votre smartphone concentre appels, SMS et courriels, et il ne quitte jamais votre poche. L’intelligence artificielle rédige des messages sans faute, fabrique des boutiques fictives et clone des voix.
Vos réseaux sociaux renseignent aussi l’escroc. Votre nom, celui de vos proches, vos vacances, tout y figure. Il peut ensuite se présenter comme votre neveu coincé à l’étranger, qui a besoin d’un virement urgent.
Pourquoi des gens intelligents et prudents tombent-ils dans le panneau?
Nous croyons les autres par défaut
Pour commencer, il y a ce qu’on appelle le biais de vérité. C’est-à-dire que notre cerveau tient pour vrai ce qu’il entend, sauf preuve du contraire.
Cette crédulité de base nous rend service. Si vous exigiez un justificatif pour chaque phrase de vos collègues, vous ne finiriez jamais votre journée et vous finissez par douter même de vos sens. Donc, heureusement qu’on a ce biais… Enfin, presque car l’escroc s’en sert comme d’une porte d’entrée.
L’urgence coupe la réflexion
« Payez dans l’heure ou nous bloquons votre compte. »
Le fraudeur fabrique cette pression à dessein: Le stress du chronomètre vous pousse à agir avant de réfléchir.
Alors, oui, il est vrai qu’une décision prise dans la précipitation tourne plus souvent mal et dans ce cas, vu qu’elle se termine par un virement, ce n’est pas mal pour tout le monde.
La peur et l’excitation brouillent le jugement de la même façon: Une menace d’arrestation pour impôts impayés, un gain facile, un emploi inespéré ou un coup de foudre en ligne vous privent de lucidité quelques minutes, et ce délai suffit amplement pour vous manipuler.
La distraction fait le reste
Les escrocs appellent quand vous avez la tête ailleurs. Leurs victimes décrivent souvent le même état au moment du contact: elles étaient fatiguées, débordées ou en plein travail.
Un esprit occupé croit plus facilement ce qu’il entend, même une histoire inventée.
Dans une expérience, des volontaires regardaient de courtes vidéos et devaient juger si la personne à l’écran mentait ou disait vrai. Quand on leur ajoutait une seconde tâche (donc une distraction), ils répondaient plus souvent « vrai ». Ce biais disparaissait dès qu’on leur ajoutait la possibilité de répondre « vrai », « faux » et… « je ne sais pas ».
Face à un message douteux, gardez cette possibilité « je ne sais pas » ouverte.
Rien ne vous oblige à trancher tout de suite.
Des arnaques taillées sur mesure
Les fraudeurs suivent de véritables manuels. Ils y apprennent à changer de personnage selon ce que la victime leur confie. Ils collent aussi à vos attentes et se fondent dans votre monde.
Par exemple, un universitaire invité à un congrès reçoit un appel des « organisateurs », qui lui demandent sa carte bancaire pour les frais de séjour. Ce genre de coup de fil lui paraît « logique ».
Personne n’est à l’abri
Des experts en finance et en psychologie ont déjà mordu à l’hameçon. Aucun trait de caractère ni aucun âge ne vous immunise.
Chez les aînés, trois facteurs augmentent le risque: 1) Le déclin cognitif peut effacer le souvenir de ce qu’est une escroquerie, 2) la solitude pousse à décrocher et à accorder sa confiance, dans l’espoir d’un peu de conversation et 3) les économies accumulées attirent enfin les prédateurs.
Les jeunes sont ceux qui paient pourtant un tribut plus lourd: En 2023, 5,3% des 18 à 24 ans ont subi une arnaque, contre 2,1% des 65 à 74 ans.
Ils vivent sur les réseaux sociaux, manquent d’expérience financière, et personne ne les imagine en cibles, eux compris.
Les faux recruteurs les adorent. Ils organisent un entretien d’embauche en visioconférence, puis réclament des frais de dossier pour un poste imaginaire.
Les gens sans épargne de secours mordent plus vite aux promesses d’argent facile.
Les communautés soudées, religieuses ou de jeunes retraités, attirent quant à elles les systèmes pyramidaux. La confiance y circule vite, et l’arnaque avec elle.
Méfiez-vous de votre assurance
La surestimation de soi figure parmi les meilleurs prédicteurs de victimisation en ligne. Plus vous vous croyez capable de repérer un escroc, moins vous prenez de précautions.
Si vous lisez ces lignes avec un petit sourire, sûr de ne jamais tomber dans le piège, ce paragraphe vous concerne. Si vous saviez le nombre de personnes qui m’ont dit « je ne tomberais jamais dans un tel piège car je me méfie de tout » qui tombent dans des traquenars encore plus gros…
Les gens impulsifs ou peu attentifs mordent plus facilement à l’hameçon. Ces études montrent que ces traits reviennent plus souvent chez les dupes.
Alors… Cela ne veut pas dire qu’ils suffisent, à eux seuls, à vous rendre vulnérable, mais ils y participent. Soyez donc toujours attentif.
La double peine
Après une arnaque, les victimes doutent de leurs capacités, sombrent dans l’anxiété ou la dépression, et leurs relations familiales se tendent.
Notre culture en rajoute, car elle blâme volontiers la victime. Une première escroquerie augmente aussi le risque d’une deuxième, voire d’une troisième.
Dans le monde, 4% des personnes flouées seulement récupèrent tout ou partie de leur mise.
En Europe, les clients supportent environ 85% des pertes sur les virements frauduleux, car ils ont eux-mêmes donné l’ordre et considérés comme responsables.
La culpabilité s’ajoute à la perte, surtout pour ceux qui ont emprunté à leur famille ou entraîné un proche dans la combine.
Aucun traitement unique ne convient à tous, car chaque arnaque diffère. Une écoute sans jugement aide déjà la victime à comprendre qu’elle a affronté des professionnels du crime.
Comment vous protéger
Vérifiez par vous-même. Aucune banque ne vous demandera de bloquer une opération ou de confier votre carte à un coursier.
Si votre « conseiller » vous appelle, raccrochez et composez le numéro du site officiel, jamais celui qu’il vous donne.
Demandez-lui son nom et utilisez une excuse quelconque: J’ai du lait sur le feu, je vous rappelle!
Rappelez par le numéro officiel que vous connaissez ou que vous avez et demandez à lui parler. Vous verrez alors bien ce qui se passe. Même en cas d’urgence, il peut attendre cinq minutes. S’il essaye de vous mettre la pression pour faire quelque action que ce soit ici et tout de suite sans que vous rappeliez: C’est une arnaque.
Oubliez les fautes d’orthographe. Fut un temps, elles trahissaient le fraudeur, mais l’intelligence artificielle écrit désormais mieux que lui.
Consultez plutôt le site Cybermalveillance.gouv.fr, qui recense les escroqueries du moment.
Vérifiez TOUJOURS les informations: Vous avez gagné une lotterie à laquelle vous n’avez pas participé? Un oncle d’Amérique dont vous n’avez jamais entendu parler est mort et vous lègue tout? Une belle femme que vous n’avez jamais vu ou dont vous n’avez jamais entendu parler est folle de vous?
Retombez sur terre. Les choses qui sont trop belles pour être vraies sont trop belles pour être vraies, tout simplement.
Surveillez vos réseaux sociaux. Publiez moins de détails personnels et refusez les inconnus.
Gardez du lien. Un parent âgé qui voit du monde décroche moins par solitude. Un ami qui garde la tête froide repère vite l’offre trop belle pour être vraie.
Mieux vaut que le mur de la réalité vous fasse perdre une illusion plutôt que vos économies. (Cyril Malka)
Sources
- Ministère de l’Intérieur, SSMSI, Rapport d’enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » 2024, victimation 2023.
- Ministère de l’Intérieur, SSMSI, Insécurité et délinquance en 2025, bilan statistique, https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Actualites/Insecurite-et-delinquance-en-2025-bilan-statistique-et-atlas-departemental
- Banque de France, Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, communiqué de presse du rapport 2025, 7 septembre 2026, https://www.banque-france.fr/system/files/2026-09/CP-OSMP-2026_20260907.pdf
- Banque de France, Observatoire de la sécurité des moyens de paiement, communiqué de presse du 27 janvier 2026, https://www.banque-france.fr/system/files/2026-01/Communique-de-Presse_2026-01-27_OSMP.pdf
- Autorité bancaire européenne et Banque centrale européenne, rapport conjoint sur la fraude aux paiements, décembre 2025, https://www.eba.europa.eu/publications-and-media/press-releases/joint-eba-ecb-report-payment-fraud-strong-authentication-remains-effective-fraudsters-are-adapting
- Cybermalveillance.gouv.fr, rapport d’activité 2025, cité par Économie Matin, https://www.economiematin.fr/?p=216423
- Federal Bureau of Investigation, Internet Crime Report 2025.
- Global Anti-Scam Alliance, Global State of Scams Report, 2024.
- Kelley, N. J. et al., Computers in Human Behavior, vol. 142, article 107648, 2023.
- DeLiema, M. et al., Victims & Offenders, vol. 18, n° 7, 2023.
- DeLiema, M. et al., Journal of Elder Abuse & Neglect, vol. 36, n° 3, 2024.
- DeLiema, M. et al., International Journal of Consumer Studies, vol. 47, n° 3, 2023.
- Street, C. N. H. et Kingstone, A., British Journal of Psychology, vol. 108, n° 3, 2017.
- Balakrishnan, V. et al., PLOS One, 2025.
- Bosley, S. et Knorr, M., Journal of Financial Crime, vol. 25, n° 1, 2018.
- Journal of Alzheimer’s Disease, vol. 49, n° 3, 2015.
- Dove, M., mémoire de master, département de psychologie, université de Portsmouth, 2018.
- Chabris, C. et Simons, D., Nobody’s Fool. Why We Get Taken In and What We Can Do About It, 2023.




Merci Cyril pour vos conseils. Le paragraphe sur le fait que personne n’est réellement immunisé, même les experts, me rappelle la mésaventure du mathématicien Chasles dont nous avons tous étudié l’un ou l’autre théorème !
Bonne journée Cyril.
https://www.historia.fr/societe-religions/faits-divers/comment-le-celebre-mathematicien-michel-chasles-a-ete-victime-dune-incroyable-escroquerie-au-xixe-siecle-2192307
Bonjour, Jo-Anne,
Merci pour le lien pour que je comprenne de quoi vous parliez. Car… Une confession pour commencer: J’habitais la Bretagne à l’époque de mon collège et franchement, entre moi et les Bretons, ça se passait très mal. J’ai redoublé ma cinquième, j’ai redoublé ma quatrième et j’ai été viré du collège Vercel de Dinan. Je suis entré en apprentissage (CAP électronicien et CFAA réparateur TV/radio) et j’ai fait plein de boulots merdiques jusqu’à mon arrivée au Danemark (j’avais alors 19 ans et quelques mois).
C’est là que j’ai passé ce qui correspond au BEPC de l’époque, puis le bac, puis les études universitaires (en continuant des boulots infects). Et au Danemark, on n’étudie ni Chasles ni ses théorèmes (dont j’ignore tout). Donc, je n’avais pas du tout la référence. Vous avez bien fait de me la donner. Merci.
Histoire amusante, enfin, vous voyez ce que je veux dire. Merci.
Par contre, j’ai surtout pensé à Vidocq, mais c’est un autre registre qui a décrit ce qu’il appelait la « Lettre de Jérusalem »: vers 1797, des détenus de la prison de Bicêtre les rédigeaient, avec la complicité de leurs gardiens. Ils les envoyaient à des bourgeois aisés de province, dont ils obtenaient les adresses auprès des nouveaux prisonniers. L’auteur se présentait comme le valet d’un noble en fuite. Il disait avoir caché dans un fossé un coffret plein d’or et de diamants avant son arrestation. Il proposait au destinataire une part du trésor s’il l’aidait à le récupérer.
Selon Vidocq, une vingtaine de destinataires sur cent répondaient. Les détenus réclamaient ensuite de l’argent pour récupérer une malle qui contenait soi-disant le plan de la cachette, parfois 1 200 à 1 500 francs (une vraie fortune à l’époque). Des Parisiens se laissaient aussi prendre. Vidocq raconte l’histoire d’un marchand de drap surpris en train de creuser sous le Pont-Neuf.
Ce système s’est développé et les arnaqueurs ont ensuite utilisé le fax puis les e-mails et il porte aujourd’hui le nom de « Nigeria scam »… et il fonctionne toujours.
Comme quoi les vieilles ficelles…
Encore merci pour la ref de Chasles dont je n’ai jamais étudié de théorème 🙂
Passez une excellente journée, Jo-Anne.
Quel beau parcours de vie de touche-à-tout doué vous avez ! On ressent bien cet éclectisme passionnant dans toutes vos publications. Et merci pour cette petite confession qui vous donne chair un peu autrement que dans vos vidéos.
Je vous fais également une petite confession, j’ai passé 15 ans à marner sous une thèse en droit de la responsabilité pénale, thèse que j’ai enfin soutenue un peu avant mes 40 ans… et bien en 5 ans d’études juridiques et 15 ans de thèse ( en droit pénal de surcroît !) je n’étais jamais tombée sur cet exemple d’escroquerie racontée par Vidocq et qui a fait florès ! Merci !
Allez un dernier merci (en forme de confidence) pour la route. J’ai toujours adoré les histoires ( surtout mystérieuses) et en lisait/racontait beaucoup autour de moi lorsque j’étais jeune. J’écoute donc souvent l’un de vos récits de l’ombre pour tromper mes insomnies. J’avoue que si votre voix prête à l’apaisement, en revanche certaines de ces histoires sont peu propices au sommeil : pauvre jeune femme ensevelie vivante dans le sable ou pauvre homme subissant 16 minutes d’horreur lors de son intervention chirurgicale… Et voilà que par un heureux hasard, vous nous avez fait cadeau d’une séance d’hypnose lors du dernier webinaire ( vous avez bien vu que vous nous en aviez envoyé 20 ou 30 différentes dans les fichiers zip?) . Et bien j’en suis ravie ! Je pense être totalement rétive à l’hypnose mais c’est quand même plus adapté pour s’endormir. Et je dois dire qu’elles sont remarquablement bien faites ! Bref un super cadeau !
Au plaisir de vous lire/voir/entendre !
Oh, merci, Jo-Anne.
Bon, vu vos commentaires sous Récits de l’Ombre (surtout là) et la précision de vos propos, je me doutais bien que vous aviez bossé sur le droit. Mais je ne savais pas jusqu’où, bien entendu.
J’apprécie beaucoup vos commentaires surtout par le fait qu’ils vont au-delà de simples réflexions. C’est rafraichissant.
Confidence pour confidence: Non, je n’avais pas vu. Je me suis apparemment trompé dans le lien et je vous ai offert autre chose qui était réservé pour plus tard.
Bah, tant pis. J’espère qu’une ou deux de ces séances vous fileront un coup de main.
J’ai toujours aimé les histoire, j’écoutais Pierre Bellemare à la radio à l’époque (années 70) et j’ai pas mal (lisez: beaucoup) de ses bouquins. Dans la famille de ma mère, ce sont des conteurs nés. Ma mère racontait très bien les histoires à l’époque et ma grand-mère aussi. Je fais de mon mieux pour suivre la tradition familiale maternelle.
Pour ce qui est des confidences, je n’ai pas grand mérite à vous expliquer ça car j’ai écrit ma biographie (une trilogie) finalisée il y a quelques années (mais il faudra que j’ajoute des notes car depuis, je suis divorcé) sous le titre principal: Croire en Demain 🙂
Mais oui, je pense que les séance d’hypnose (d’ailleurs, il doit y en avoir une qui s’appelle « dodo » ou un truc comme ça qui vous enseigne une technique d’endormissement) est sûrement plus efficace pour vous endormir que mes histoires sur les opérations ratée, les enterrés vivants et autres récits chocs 🙂
Au plaisir d’avoir de vos nouvelles.
Oh ! J’en ai lu des tonnes des histoires de Pierre Bellemare. Je dévorais ses bouquins, surtout à l’époque où je vivais en Belgique ( je suis née belge, à Bruxelles et y ai vécu mon enfance : mon paradis perdu). C’était un conteur remarquable mais vous vous avez le mérite d’approfondir les récits avec vis lunettes de psychologue et ça c’est autrement passionnant).
Cela dit, j’ai été un peu refroidie par le refus de P. Bellemare de répondre à une demande que je lui avais faite lorsque j’étais enseignant -chercheur. Mon sujet de thèse était « la mise en danger d’autrui en droit pénal » et en 1995 quand j’ai commencé, il n’y avait quasi aucune jurisprudence sur ce concept novateur en droit français et quasi aucune base de données consultables. J’ai ramé à mort pendant des années pour collecter de la matière pratique et pas seulement théorique. Or, en écoutant ou lisant un de ses récits, je tombe sur une histoire dans laquelle – de mémoire – une balle perdue avait occasionné des dommages collatéraux dans des conditions très surprenantes. Un vague souvenir d’une histoire de femme enceinte. Et Bellemare avait conclu son histoire en indiquant que l’auteur avait été condamné pour mise en danger d’autrui. Aussi sec, je prends ma plus belle plume et je lui écris que j’aurais besoin, pour ma thèse , des références de la décision de condamnation ( il faut savoir que ces décisions sont publiques mais qu’à l’époque, sans le nom des parties concernées, le greffe refusait de les rechercher … d’où mon impossibilité de trouver des arrêts illustrant la répression de la mise en danger d’autrui. ) Et bien je me suis heurtée à un refus de communiquer les informations qui m’auraient permis de demander cette décision de justice. Après ça, je dois dire que je me suis toujours demandée s’il n’avait pas arrangé une partie de ses histoires . Je crois même avoir fait une note en bas de page dans ma thèse pour indiquer que Bellemare avait refusé de justifier la véracité de son histoire.
Ça fait déjà 2 ou 3 fois que je me dis que je vais m’offrir votre biblio.
« Croire en demain »… c’est un beau programme qui me convient bien.
Et oui il y a bien une séance dodo dans toutes les séances envoyées !
C’est un très grand plaisir pour moi de vous entendre et de vous lire même si je culpabilise un peu ( un tout petit peu) de prendre de votre temps qui a l’air si bien rempli !
À bientôt Cyril
Avant tout, vous ne me dérangez jamais (ni vous ni personne d’autre) car je réponds aux mails ou aux commentaires lorsque j’ai le temps. Tant que je ne l’ai pas, ils attendent. Donc ne vous inquiétez pas pour ça. De plus, je me suis réveillé tôt et je ne pouvais pas me rendormir et j’ai donc commencé à bosser à 04h15 ce matin, quasi sans pause et en fait, ma journée est finie car j’ai bien fait mes 11 heures. Et enfin, je fais une semaine de quatre jours (fermé jeudi, vendredi et samedi) donc là, je suis en week-end.
Merci, c’est gentil de me comparer à mon grand héro de l’époque, Pierre Bellemare. Je dois bien avoir une trentaine de livres de lui plus plusieurs livres audio sur CD. Et oui, je me souviens bien de cette histoire dont vous parlez. Ça ne date pas d’hier. C’est « Une Balle Perdue » dans « C’est arrivé un jour – tome 1 ». Mon exemplaire est du Livre de Poche (donc édité après la « grande » version) et il est de 1979, donc… Ça date 🙂
Il avait aussi eu une histoire sur un couple qui s’était disputé et la femme avait tiré sur le mari, se faisant, la balle lui avait fait sauter une tumeur qui l’aurait tué. Je ne sais pas ce que ça vaut point de vue légal, mais c’est assez peu commun. Le titre est « Opération au revolver », mais je ne souviens pas l’avoir lue, je ne l’ai qu’en format audio (un CD de France Loisir).
Et oui, vous avez dû avoir eu des problèmes pour les sources de l’histoire du bébé car Bellemare changeait les noms et dans ces âges pré-internet, retrouver les sources dans ce cas, c’est coton. J’ai eu pas mal de problèmes car mon nouveau roman, Serial Suicide, est basé sur une histoire vraie racontée à l’origine par Bellemare et retrouver les sources, ce qui est véridique, ce qui ne l’est pas, les noms, etc. a été un travail de titan. Je n’ose même pas imaginer ce que vous avez dû ramer à l’époque.
De plus, il m’est arrivé plusieurs fois de me rendre compte que certaines de ses histoires (surtout celles un peu de fantômes ou autre) était tout simplement fausses ou d’autres était ce qu’on appelle en danois « vandrehistorier » (texto: « histoire en marche »… on dit quoi, en français? « Légende urbaine »?) donc des histoires fausses qu’on se raconte avec « je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui… »
Par exemple l’histoire des crocodiles ou alligators qui vivraient dans les égouts de New-York. Bah non, c’est faux. Ils en ont trouvé un, une fois, mais le fait d’une colonie d’alligators comme le raconte Bellemare… Naaaaah… C’est pas tout à fait ça. Mais bon, il raconte bien.
Je pense qu’il ne vous a pas répondu aussi parce que ce n’est pas lui qui écrit les histoires. Je trouve que c’est très visible lorsqu’on compare ses anciennes histoires et ses plus récentes et ce n’est pas lui qui retrouve les dossiers, etc.
Si vous vous offrez la biblio, j’espère que vous aimerez 🙂
Incroyable ! Vous vous souvenez de cette histoire de balle perdue !
Merci pour cette sympathique presque discussion. De mon côté je vais poursuivre , dès réception, en me plongeant dans le 1 er tome de « Croire en demain « et deux autres livres : revivre après une relation toxique et un livre sur la dévalorisation.
Vous savez tout !
Très bon WE Cyril 🙂
Merci, oui, j’ai une assez bonne mémoire, ça peut être utile 🙂
De même, merci pour cette petite discussion, c’était sympa.
Bonne soirée, Jo-Anne, et bon week… euh, ah non, pas pour vous, pas encore. Bonne semaine, donc 🙂