(05/08-2026) – Perdre du poids protège un peu le cerveau qui vieillit. Concentrer ses repas sur une fenêtre plus courte y ajoute quelque chose. C’est ce que suggère un petit essai clinique présenté fin juillet au congrès de l’American Society for Nutrition.
Des chercheurs de Rutgers ont suivi 47 femmes de 50 à 79 ans, en surpoids ou obèses. Toutes ont réduit leur apport de 500 calories par jour pendant six mois. La moitié devait manger sur une fenêtre de moins de 9 heures, en pratique entre 10h et 18h, et ne plus rien avaler au moins 4 heures avant le coucher. L’autre moitié gardait son rythme habituel, environ 12 heures par jour.
Au bout de six mois, tout le monde avait perdu à peu près la même chose, autour de 7 kilos. La balance ne départageait personne.
Les tests cognitifs, si. Les femmes du groupe à fenêtre courte s’en sortaient nettement mieux sur la planification spatiale et la résolution de problèmes. Elles commettaient aussi un peu moins d’erreurs en mémoire et en apprentissage. Sur le multitâche et le temps de réaction, rien à signaler. Le bénéfice touche certaines fonctions et en laisse d’autres de côté.
Détail qui a retenu l’attention des chercheurs: plus la fenêtre était réduite, plus l’amélioration était marquée.
L’hypothèse avancée tient au rythme circadien. Manger quand le corps s’y attend, et lui laisser plusieurs heures de jeûne avant la nuit, agirait sur la détection des nutriments, l’inflammation et le métabolisme, avec des retombées sur le cerveau. Rien n’est démontré à ce stade.
Gardons la tête froide. 47 participantes, uniquement des femmes, six mois, des résultats présentés en congrès et pas encore publiés ni relus par des pairs. On tient une piste sérieuse. La preuve reste à établir.
Reste que le protocole ne coûte rien. Fermer la cuisine à 18h et ne pas la rouvrir avant 10h le lendemain. Votre horloge biologique semble apprécier. Votre cortex aussi, peut-être. (Cyril Malka)
Source: Neuroscience News, « Restricted Eating Windows Aid Cognitive Function », 26 juillet 2026, d’après les travaux de Sue Shapses (Rutgers University) présentés au congrès NUTRITION 2026 de l’American Society for Nutrition. Étude non encore publiée ni relue par des pairs. Sera publiée dans https://nutrition.org/




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