Antidépresseurs et Anxiolytiques – Est-ce la Solution?

Antidépresseurs et Anxiolytiques - Est-ce la Solution?(11/04-2024) – Il y a une augmentation marquante de l’utilisation des antidépresseurs dans le monde occidental. Mais que se cache-t-il sous le terme d’antidépresseur?

Les antidépresseurs, ça peut être des antidépresseurs en eux-mêmes, par exemple des médicaments basés sur l’escitaloprame ou la paroxétine. Ça peut aussi être des benzodiazépines, communément appelés « benzos » en langage courant, par exemple du valium, qui est basé sur le diazépame ou le Temesta, qui est basé sur le Lorazepame.

Les benzos sont plutôt utilisés contre les angoisses, mais ils peuvent, de temps à autre, être utilisés surtout en début de traitement avec les antidépresseurs pour éviter les tendances suicidaires.

Il y a également des produits basés sur le buspirone, et puis certains  antihistaminiques, qui eux fonctionnent en ayant un effet relaxant. Enfin vous avez les bêta-bloquants qui fait baisser votre tension artérielle, ce qui fait qu’on est un moins nerveux, un peu moins angoissé, etc.

Donc il peut arriver qu’on utilise des bêta-bloquants, et plus rarement des antihistaminiques comme anti-dépresseurs.

Nous allons ici nous concentrer sur les anti-dépresseurs en eux-mêmes.

Antidépresseurs et effets secondaires

Tout médicament, même de l’aspirine ou du paracetamol, même des médicaments naturels, ont des effets secondaires et/ou indésirables. À partir du moment où un médicament existe, qu’il soit naturel et issu d’herbes ou qu’il soit issu du laboratoire de chimie d’à côté, il y aura des effets secondaires. Tout médicament à un effet secondaire.

Après, la question est, est-ce que l’on veut prendre les effets secondaires qui vont avec ce médicament ou pas ? Ça, c’est votre choix, en sachant que tous les effets secondaires ne vont pas agir avec la même intensité sur tout le monde.

Pour ce qui est des antidépresseurs, vous avez entre autres les effets secondaires suivants:

  • Nausées et vomissements
  • Insomnie ou somnolence excessive
  • Perte d’appétit ou prise de poids
  • Agitation ou nervosité
  • Troubles sexuels
  • Bouche sèche
  • Fatigue
  • Maux de tête
  • Tremblements.

Certains de ces effets secondaires peuvent être problématiques pour les personnes qui sont déprimées.

Quand on est déprimé et que par exemple on est en train de prendre du poids, ça risque de nous rendre encore plus déprimé.

Même principe avec la fatigue, même principe avec les troubles sexuels et même principe avec les maux de tête. Tout ça, ça peut en fin de compte contrecarrer l’effet de l’antidépresseur.

Donc les effets secondaires peuvent être relativement compliqués, psychologiquement parlant, pour les personnes qui prennent des antidépresseurs.

Pourquoi les antidépresseurs ne marchent pas (ou plus)

Après, il y a beaucoup de personnes qui se sont plainte que les antidépresseurs ne fonctionnent pas ou ne fonctionnent plus après une certaine période de temps.

D’après les médecins, il peut y avoir plusieurs raisons. Ça peut venir de:

  • Tolérance et adaptation
  • Interaction médicamenteuse
  • Non-respect du traitement
  • Sous-dosage ou surdosage
  • Réponse individuelle
  • Maladie sous-jacente non traitée

Dans certains cas, le médecin va éventuellement jouer un petit peu avec les doses ou changer d’antidépresseur.

Antidépresseurs et Anxiolytiques - Est-ce la Solution?

En gros, donc, on va avoir d’un côté des effets secondaires qui peuvent être problématiques. Et d’un autre côté, il peut y avoir des moments où c’est pas efficace ou ça marche même pas du tout. Et chose amusante, enfin façon de parler bien entendu, c’est qu’il y a plusieurs études qui ont démontré que l’effet des placebo et l’effet des antidépresseurs se valait.

Ces études suggèrent que, pour de nombreux patients atteints de dépression légère à modérée, les antidépresseurs n’offrent qu’un avantage marginal par rapport aux placebos.

En plus oui une étude de laquelle je parle d’ailleurs sur mon site, vous pouvez la trouver ici. C’est une étude de 2022 aussi une méta-analyse qui s’était basée sur le fait que les antidépresseurs qui augmentait le taux de sérotonine, et qu’en fait, on s’est rendu compte que les personnes dépressives n’avaient pas moins de sérotonine que les autres, donc que ça n’avait absolument rien à voir.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les antidépresseurs basés sur la sérotonine n’ait pas d’effet.

Donc en fin de compte si vous trouvez que votre antidépresseur ne change pas grand chose, c’est peut-être pour une bonne raison.

Et les benzodiazépines, alors?

Nous reviendrons sur les antidépresseurs dans un instant, mais j’aimerais faire un crochet par les benzodiazépines car les benzodiazépines sont de temps à autre données en début de traitement contre la dépression.

Les benzodiazépines représentent un danger réel pour la santé. Certains des dangers sont:

  • Dépendance et tolérance
  • Effets secondaires (somnolence, confusion, faiblesse musculaire, étourdissements, troubles de la mémoire, troubles de coordination, problèmes gastrointestinaux, etc.)
  • Risque d’abus
  • Surdosage (peut avoir des résultats catastrophiques. Dépressions respiratoires, coma, mort)
  • Effets à long terme (risque de démence, risque de troubles psychiatriques, risques de troubles cognitifs, risques de chutes…)

C’est à cause de ces effets négatifs et ces danger, qu’en tout cas aux États-Unis, il n’y a pas de prescription de benzos à long terme. C’est généralement pour des traitements à très court terme, justement pour éviter tous ces effets-là.

Ici aussi, ces effets indésirables ne vont pas arranger l’état d’esprit d’une personne qui est en dépression.

Pourquoi les benzodiazépines ne marchent pas (ou plus)?

Même si souvent, les effets secondaire indésirable marchent bien, les benzodiazépines ne marchent pas toujours. Les raisons les plus courantes utilisées sont:

  • Tolérance
  • Dépendance
  • Effets à court terme
  • Effets secondaires
  • Sous-traitance des symptômes (les benzos vont masquer les symptômes d’anxiété ou d’insomnie sans traiter la cause du problème et dans ce casle problème revient au moment où on arrête les benzos.)

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Maintenant il y a aussi, tout comme pour les antidépresseurs, d’autres études très intéressantes qui ont été faites

Étude de Lader et al. (2009) : Cette étude a examiné l’efficacité des benzodiazépines dans le traitement de la dépression et a conclu que bien qu’elles puissent être utiles pour traiter l’anxiété associée à la dépression, elles ne sont pas aussi efficaces que les antidépresseurs dans le traitement de la dépression elle-même. (Lader, M., & Olajide, D. (2009). A comparison of lorazepam, diazepam, and placebo in patients with anxiety. Current Medical Research and Opinionhttps://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11547716/)

Étude de Baldwin et al. (2014) : Cette étude, publiée dans le « Journal of Psychopharmacology », faisait partie des directives révisées de l’Association britannique de psychopharmacologie sur le traitement des troubles anxieux, du trouble de stress post-traumatique et du trouble obsessionnel-compulsif. Les directives indiquent que les benzodiazépines ne sont pas recommandées comme traitement de première intention pour la dépression en raison de leur potentiel de dépendance et de leur manque d’efficacité à long terme. (Baldwin, D. S., Anderson, I. M., Nutt, D. J., Allgulander, C., Bandelow, B., den Boer, J. A., … & Wittchen, H. U. (2014). Evidence-based pharmacological treatment of anxiety disorders, post-traumatic stress disorder and obsessive-compulsive disorder: a revision of the 2005 guidelines from the British Association for Psychopharmacology. Journal of Psychopharmacologyhttps://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24713617/)

Donc en gros, si on veut parler médicament, les antidépresseurs n’ont pas beaucoup plus d’effet que le placebo et les anxiolytiques ont moins d’effet que les antidépresseur sur la dépression.

C’est bien joli, tout ça mais alors, que faire?

Revenons à un psychiatre américain que j’ai bien aimé, que beaucoup de personnes aiment, qui est Aaron T. Beck, et qui a travaillé énormément sur les dépressions.

Il a travaillé dans plusieurs domaines, mais ses études sur la dépression, qui l’a publiée en 1967, dans son livre Cognitive Therapy of Depression, a fait beaucoup avancer la psychologie cognitive dans ce domaine.

Il a examiné des dizaines de milliers de personnes. C’est l’avantage des États-Unis, c’est un grand pays où ils parlent tous la même langue, et où ils sont tous plus ou moins de la même culture. Donc ça donne vraiment des données très cohérentes, et on peut faire des études à très large échelle, comme on ne peut pas les faire en Europe

Imaginez-vous faire étude psychologique entre les danois et les italien, et essayer de trouver des résultats cohérents!

Aaron T. Beck a étudié toutes ces personnes dépressives. Il a étudié leur degré de dépression, leur environnement social, enfants divorcés ou pas, orphelins, enfance heureuse, enfance malheureuse…

Et sa conclusion a tout simplement été qu’on ne pouvait pas baser de résultats sur la façon dont les gens avaient été élevés ou leur environnement. Peu importe leur enfance, malheureuse ou pas, peu importe le niveau social, peu importe l’environnement, il n’y avait aucun lien.

La seule chose qu’il a pu constater était que les personnes dépressives ont une tendance à avoir des pensées automatiques négatives et des croyances négatives sur elles-mêmes, sur le monde, sur l’avenir, ce qui les conduit tout simplement à interpréter les événements de manière négative et à se sentir déprimé, même lorsqu’il a été constaté qu’ils avaient une vie plutôt heureuse.

Beck s’est rendu compte que même chez les personnes où tout allait bien, elles trouvaient quelque chose pour avoir une raison de déprimer.

Donc le problème de base, est la façon dont on compose ses croyances

A, B et C

Nous partons du principe qu’il y a un activateur nommé A.

Très souvent, on s’imagine que l’activateur A va mener à une conséquence qu’on va nommer C.

C’est-à-dire que si quelqu’un me dit quelque chose de blessant en A, je vais me mettre en colère, par exemple.

A peut être n’importe quoi. Ça peut être quelque chose que vous voyez, quelque chose qu’on vous dit, quelque chose qu’on vous fait, quelque chose qu’on ne fait pas, quelque chose qu’on ne vous dit pas. Ça peut aussi être une pensée: vous êtes en train de passer l’aspirateur en train de penser à un truc et puis boum, tout d’un coup, vous vous déprimez parce que vous avez pensé à quelque chose de déprimant, par exemple, ou vous riez parce que vous avez pensé à quelque chose de rigolo.

Bref, donc le A, ça peut être tout et n’importe quoi et on suppose que ça va mener à une conséquence C.

Maintenant, le truc, c’est que si on part de ce principe, cela voudrait dire que toutes les personnes mises dans une certaine condition A devraient arriver au même C.

Par exemple, toutes les femmes devraient avoir peur des araignées.

Ou à chaque fois qu’on dit quelque chose, par exemple si on dit « monsieur » à quelqu’un qui ressemble à un homme on va nécessairement blesser les hommes qui se prennent pour des femmes ou pour des bouchons de radiateur.

Nous savons pertinemment que ce n’est pas vrai: toutes les femmes n’ont pas peur des araignées, et la plupart des hommes ne sont pas blessés si on les appelle « monsieur ».

Ce point de vue pris à l’envers est encore pire car on part du principe éronné que « Si vous faites ou si vous dites ça à votre gamin, il aura tel ou tel problème quand il sera plus grand ».

Ou « les gens qui réagissent comme ça, c’est parce qui leur est arrivé ça dans leur enfance », ou « c’est parce que la société leur a dit ça, ou c’est parce que ceci, ou c’est parce que cela ».

Donc, ça marche dans les deux sens et c’est tout aussi débile dans un sens que dans l’autre, parce que ça ne tient pas la route, mais ça donne une pseudo-explication.

Alors, pourquoi est-ce que tout le monde ne réagit pas de la même façon ?

Cela vient tout simplement du fait qu’entre le A et le B, on a notre système de croyance.

Antidépresseurs et Anxiolytiques - Est-ce la Solution?

C’est-à-dire que entre le A et le C, moi, j’ai un certain système de croyance, et vous, vous avez un autre système de croyance. Et c’est pour ça que le A, vu au travers du B, va nécessairement mener à un C différent, dépendamment de nos croyances, de nos systèmes de croyances.

Alors après, on pourra dire que, encore une fois en psychologie classique, on peut en arriver à parler des croyances, mais dans ce cas-là, on perd du temps à essayer de trouver d’où viennent ces croyances.

Alors que peu importe d’où elles viennent. Ces croyances peuvent venir de quelque chose que vous avez vu à la télé, ou parce que vous avez vu le zizi de votre papa quand vous aviez trois ans, ou parce qu’on vous a dit ça ou ça… peu importe.

Le problème, est qu’elles sont là, que certaines d’entre elles sont éronnées et que, tant qu’on soutient les mêmes croyances, on va arriver au même résultat.

Et c’est pour ça que les gens continuent à se taper la tête et le même mur et tombent sur les mêmes problèmes, même s’ils déménagent, même s’ils changent de boulot, même s’ils changent de partenaire, parce que tant qu’ils n’ont pas changé leur système de croyances, le filtre va être le même. Et ce n’est donc pas de savoir d’où vient ce filtre qui va vous le faire changer.

Quelques exemples

Pour prendre des exemples avec le ABC, disons qu’en A, par exemple, j’ai eu une perte. Ça peut être une perte de travail, une perte de quelqu’un que j’aime, de santé…

Si en B, je me dis, oh là là, mais c’est horrible, ma vie va s’arrêter, je ne veux plus pouvoir avoir à rien faire de ma vie, qu’est-ce que je vais faire maintenant ? Ma vie à plus de sens, je ne suis rien sans lui, ou sans elle, ou sans ce travail…

En C, vous allez arriver en dépression.

Si en B, par contre, vous dites, « la vache, c’est un coup dur, ça me fait beaucoup de peine, j’ai vraiment de la peine, il va me manquer ou ça va me manquer, ou ça va rendre des choses plus difficiles, parce que maintenant, je n’ai plus ceci, ou je ne vais plus pouvoir faire ça, ça me fait de la peine. »

En C, vous allez être triste, mais vous n’allez pas être déprimé, vous n’allez pas être bloqué.

La personne déprimée est bloquée. La personne triste, n’est pas bloquée.

Et la personne déprimée n’est pas plus triste que la personne triste.

Maintenant, il y a cette inflation de vocabulaire qui est aujourd’hui fait que les gens disent qu’ils sont déprimés pour un rien. Mais en règle générale, on peut être extrêmement triste, on peut avoir beaucoup de chagrin, mais on n’en est pas déprimé pour autant, et il est parfaitement normal d’avoir du chagrin après une perte.

Maintenant, si on prenons un deuxième exemple, disons que je dois passer une évaluation quelconque. Ça peut être un examen, un entretien d'embauche…

Si, en B, je me dis, oh lala, et moi qui suis tellement nul, ça va vraiment mal se passer. Je me souviens, mon dernier examen, mon dernier entretien d'embauche, ça a été la catastrophe. Je vais encore me planter, je vais encore dire, plein de conneries, je vais pas l’avoir, oh lala, c’est horrible.

Dans ce cas-là, en C, on va arriver à l’angoisse.

Résultat des courses, il y a de fortes chances que si on va l’examen, on soit totalement bloqué et que ça se passe mal, ou alors on ne va pas y aller, on va trouver une excuse ou on va « tomber malade », ou autre.

La personne angoissée est bloquée.

Vous pouvez aussi vous dire, « C’est super important que j’aie cet examen, il va vraiment falloir que je me concentre, je suis inquiet, parce que je suis vachement nerveux, parce que j’espère que ça va bien se passer ».

Alors bien sûr, ce n’est pas naturel d’aller un examen, ce n’est pas naturel d’aller un entretien d'embauche. Ce n’est jamais agréable d’être évalué, donc, bien sûr on est inquiet, bien sûr on est nerveux.

Donc oui, en C, dans ce cas, on est inquiet, mais on n’est pas bloqués de la même façon.

Et les personnes angoissées ne sont pas plus inquiètes que les personnes qui sont inquiètes. Elles sont juste plus bloquées.

Donc, la solution, ou la règle la plus importante, c’est de travailler vos croyances.

Les distractions

Il y a aussi ce qu’on appelle des distractions.

C’est quelque chose qu’on l’utilise régulièrement vis-à-vis de la colère, par exemple.

Ce que certaines personnes font quand ils sentent que la colère monte est d’aller courir, ou de compter jusqu’à 30, ou d’écouter de la musique à fond les ballons ou de méditer ou une technique quelconque qui fait descendre leur colère.

En règle générale, quand je travaille avec des clients qui ont des problèmes de colère, je leur donne cette méthode pour faire tomber la colère, et après je leur dis, de réfléchir aux croyances qui les ont mené à la colère: Vous avez pensé quoi ? Vous avez ressenti quoi ? Pourquoi vous vous êtes mis en colère ? Vous avez vous été blessés ? Vous avez été déçu ? Qu’est-ce que vous vous êtes dit ?

En fin de compte, quelles sont les croyances que vous avez? Parce que tant que vous ne changez pas ces croyances, même si vous faites descendre la colère en faisant du sport, ou en écoutant de la musique, tant que vous ne changez pas votre façon de penser, la prochaine fois que la chose va arriver, vous allez retomber dedans.

Alors, les distractions, ça peut être des distractions saines comme aller courir, méditer ou écouter de la musique, et ça peut être des distractions malsaines, comme fumer du shit ou boire de l’alcool, par exemple.

Et c’est là où vous avez les anti-dépresseurs, et les benzo, et autres médicaments: Ce sont des distractions qui vont avoir (ou pas) un effet sur votre physique.

Les bêta-blockers, par exemple, ça va vous détendre, mais ça reste une distraction.

Alors, c’est pour ça que, aux États-Unis, généralement, ils disent généralement que la clef c’est la thérapie cognitive ou comportementale. Mais que pour certains clients, il peut être nécessaire de leur donner des antidépresseurs au début parce qu’ils ne peuvent pas trouver la force de concentration pour travailler sans avoir les anti-dépresseurs.

Mais il s’agit d’une béquille qu’on n’utilise que pendant un certain temps, pendant un temps très court et pour certains cas. Ensuite, l’idée est d’arrêter les antidépresseurs (une fois que le client est lancé) pour ne garder que la thérapie.

La résistance

Le problème restant va être le phénomène de résistance.

Il y a toujours une résistance psychologique au traitement. Arrive un moment où le client doit prendre certaines dispositions, prendre des risques et faire quelque chose. C’est nouveau, il ne sait pas trop comment ça va se passer. Donc il y a une crainte.

Et la dépression ou l’angoisse même si c’est désagréable, on le connaît.

Donc il sait à quoi s’en tenir. Et en plus, il y a un gain. À toute névrose, il y a un gain. Et le gain de la dépression ou le gain de l’anxiété ou de l’angoisse, ça va être qu’on évite la chose qu’on n’aime pas, donc on ne le fait pas.

Et pour certaines personnes, elles vont préférer rester dans cet état, quitte à prendre des médicaments, plutôt que de décider à s’en sortir et de prendre le risque de s’en sortir parce qu’elles ne sont pas sûres de comment ça va se passer.

C’est le rôle du thérapeute de soutenir le client dans ce cas-là petit à petit. Mais ça ne marche pas toujours.

Il y en a beaucoup, dans le cas des angoisses, il y a environ 30% des personnes qui vont décider d’y rester, qui ne vont pas vouloir ou oser prendre le risque.

Antidépresseurs et Anxiolytiques - Est-ce la Solution?

Et plus il va y avoir de traitement médicamenteux, et plus il va y avoir de facilité pour rester dans cet état.

Enfin, souvenons-nous que le marché de ces médicaments est un big business, qu’il y a beaucoup d’argent et si on y ajoute des thérapeutes qui ne vont pas vous aider à vous en sortir, mais qui vont vous expliquer pourquoi vous êtes dans cet état, cela vous gardera dans le système très longtemps et vous leur rapporterez une certaine somme.

Il est dans l’intérêt de beaucoup de gens de vous garder sous antidépresseurs et sous pseudo-thérapie pendant longtemps.

La seule personne qui ne gagne rien dans cette affaire, c’est vous. (Cyril Malka)

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