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Coaching - Psychologie - Développement Personnel

Les réseaux sociaux et la FOMO

(15/06-2021) – Une nouvelle étude a examiné l’association entre la FOMO et l’utilisation des médias sociaux.

Mais avant tout, qu’est-ce que la FOMO?

Le syndrome FOMO (de l’anglais : fear of missing out, « peur de rater quelque chose ») ou anxiété de ratage est une sorte d’anxiété sociale caractérisée par la peur constante de manquer une nouvelle importante ou un autre événement quelconque donnant une occasion d’interagir socialement. (Wikipedia)

Les gens montrent des différences considérables dans leur intérêt pour les médias sociaux et les chercheurs commencent seulement à comprendre pourquoi.

Comprendre ce qui motive les gens à s’intéresser aux médias sociaux est particulièrement important dans le contexte d’une utilisation dite problématique des médias sociaux.

L’utilisation problématique des médias sociaux se produit si l’utilisation des médias sociaux commence à ressembler à une dépendance. Si quelqu’un passe tellement de temps sur les réseaux sociaux qu’il néglige les relations réelles ou qu’il y risque son emploi, cela peut être considéré comme une utilisation problématique.

Pour pouvoir comprendre cela, il est donc important de savoir quels sont les facteurs qui mènent, ou peuvent mener, à une utilisation problématique des médias sociaux.

De là, on peut développer des stratégies psychologiques afin d’aider les personnes qui sont touchées par cette dépendance à retrouver une relation saine avec les médias sociaux et le monde environnant.

Un des concepts qui a été lié à l’utilisation problématique des médias sociaux est donc la FOMO, ou « la peur de rater quelque chose. »

Dans le cas de la FOMO, le sujet a le sentiment persistant que d’autres personnes peuvent vivre quelque chose d’amusant et de génial, mais qu’il n’en fait pas partie.

C’est donc logique que la FOMO ait été liée à l’intérêt pour les médias sociaux: Si quelqu’un a craint que ses amis fassent toutes ces activités intéressantes et amusantes sans les inclure, il est nécessaire de vérifier constamment les flux de médias sociaux pour voir ce qu’ils font.

L’étude

Une nouvelle étude qui date de cette année et qui sera publiée dans le numéro 122 de la revue scientifique Computers in Human Behavior en septembre 2021 a examiné le lien entre le niveau individuel de la FOMO et l’utilisation des médias sociaux (L’étude est disponible — en anglais — ici).

Les auteurs ont mené une méta-analyse – une analyse statistique qui intègre les résultats de nombreuses études scientifiques différentes. Ils ont intégré les résultats de 33 échantillons indépendants sur la FOMO et les médias sociaux qui comprenaient un nombre total de participants de 21 473 personnes.

Les résultats sont clairs : les personnes qui avaient un niveau de FOMO plus élevé avaient également une utilisation plus problématique des médias sociaux.

L’âge et le sexe des participants aux études incluses n’ont eu aucune influence. Cela n’est apparemment pas dépendant de l’âge ou du sexe du sujet.

L’équipe a également étudié la relation entre la FOMO et les différences de personnalité des participants testés.

Ils ont découvert que les personnes qui présentaient une FOMO élevée étaient également plus déprimées, anxieuses et névrosées que celles dont la FOMO était plus faible.

De plus, une FOMO élevée était liée à une peur plus élevée d’une évaluation négative (ou d’un jugement).

En revanche, les personnes ayant une faible FOMO avaient un niveau d’autodiscipline plus élevé que celles ayant un FOMO élevé.

Que signifient les résultats?

Les résultats démontrent que la FOMO et l’utilisation des médias sociaux, ainsi que les problèmes dus à l’utilisation des médias sociaux, sont liés.

De plus on peut supposer que les personnes ayant une FOMO élevée consultent les flux de médias sociaux de leurs amis et de leur famille pour ne pas manquer ce qui se passe dans leur vie.

Ensuite, cette connexion peut avoir l’effet inverse: Si quelqu’un vérifie constamment les flux de médias sociaux d’autres personnes (par ennui ou procrastination, par exemple), il peut développer une FOMO parce qu’il voit d’autres personnes faire toutes ces choses amusantes ou intéressantes tout le temps.

En conclusion, l’étude suggère que la FOMO est un facteur important en matière d’utilisation des médias sociaux et qu’il devrait être pris en compte pour les interventions psychologiques en cas d’utilisation problématique des médias sociaux.

Si vous pensez que vous — ou un être cher — avez une utilisation problématique des médias sociaux, il peut être utile de réfléchir aux raisons pour lesquelles il a ce comportement.

La FOMO pourrait être un facteur qui affecte le comportement de cette personne et cette vérification compulsive des sites Web ou des applications de médias sociaux.

Si c’est le cas, réfléchissez aux moyens de réduire sa FOMO et travaillez sur ce point qui est, de toute évidence, très important. (Cyril Malka)

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