Malka

Coaching - Psychologie - Développement Personnel

(25/06-2019) – Les “fausses nouvelles” (fake news) n'est pas un phénomène nouveau. Avant, on appelait ça des “rumeurs”. C'était des commérages, des histoires sans preuve sorties tout droit de l'imagination de certaines personnes. Des fois à des buts politiques, d'autres fois non.

Certaines se sont développées et sont devenues des théories de conspiration et ont pu avoir des issues tragiques causant la mort de centaines, de milliers, voire beaucoup plus.

On pourrait croire qu'en notre ère d'information, alors que toute information peut être vérifiée en l'espace de quelques secondes ou de quelques clics, ces fausses nouvelles, ces rumeurs n'ont plus lieu d'être. Nous sommes enfin arrivés à l'âge de raison.Malheureusement non. N'importe qui peut faire des “memes” (ces photos avec un texte soi-disant explicatif) et dire n'importe quoi sur n'importe quel sujet, et en l'espace de quelques minutes ou de quelques heures, on peut détruire des entreprises, des carrières ou des vies.

Que ce soit les fameuses “chemtrails”, les vaccins qui rendraient autistes, qu'il n'y a pas eu de “11 septembre” mais que c'était un coup de la CIA (ou du Mossad, au choix)… Bref… La liste est longue.

Il est très difficile de contrer toutes ces bêtises, car ça prend du temps et de l'énergie et on n'a pas toujours envie de perdre son temps à vouloir convaincre quelqu'un qui ne veut pas être convaincu.

Personnellement, j'ai un adage: “Je n'ai aucune envie de convaincre une personne lambda, qui habite une rue lambda dans une ville lambda d'un pays lambda sur un continent lambda sur une planète lambda que j'ai raison”. Donc je baisse facilement les bras et je laisse aller, chacun son chemin.

C'est ce dont des chercheurs de l'université de Cambridge se sont également rendu compte: Les fausses nouvelles se propagent plus vite que les vraies et vont plus profondément et combattre la désinformation est souvent une bataille perdue d'avance.

Ils se sont dits que si on pouvait faire l'inverse, ça marcherait peut-être mieux.

Peut-on “vacciner” les gens de façon à ce qu'ils ne tombent pas dans tous ces panneaux.

Ils ont conçu un jeu qu'ils appellent “Bad News” et qui peut être joué au travers de n'importe quel navigateur. Vous le trouverez ici

Il y a une version du jeu pour enfants (huit à dix ans) que vous trouverez ici.

Pour l'instant, le jeu est en anglais exclusivement, mais des traductions dans neuf langues différentes sont en cours, donc avec un peu de chance, la version française devrait sortir bientôt.

Le jeu commence par vous proposer différentes nouvelles et vous demande de juger lesquelles sont vraies, lesquelles sont fausses.

Puis, vous démarrez le jeu. Vous pouvez voir sur le côté le nombre de “followers” de votre “compte twitter” imaginaire, et vous passez au travers des différentes étapes de la composition des fausses nouvelles. Depuis le “meme” jusqu'au Photoshop en passant par les “bots” twitter (qui renvoient, retwitent des messages ou qui font des réponses ou des commentaires automatiques). Tout est question de stratégie.

Puis, une fois le jeu terminé, vous êtes confronté aux mêmes questions avec les mêmes nouvelles que lorsque vous avez commencé.

Plus de 15 000 personnes ont complété ce jeu (et ont autorisé l'université à utiliser les résultats pour être utilisés dans cette étude).

Les résultats sont édifiants: Après le jeu (qui prend un petit quart d'heure à tout casser), la sensibilité aux fausses nouvelles, donc la possibilité pour que vous tombiez dans le panneau, a diminué de 21%.

Un excellent résultat.

Avec un peu de chance, on peut espérer que de plus en plus de personnes apprennent à ne plus croire n'importe quoi et les réseaux sociaux deviendront même peut-être un endroit intéressant… On peut toujours l'espérer. (Cyril Malka)

© 2019 – Malka

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page