MALKA

Coaching - Psychologie - Développement Personnel

(21/09-2010) – Les statistiques criminelles pourraient laisser penser que les personnes qui souffrent de troubles bipolaires (maladie maniaco-dépressive) sont plus enclines à commettre des crimes violents que les autres.

Hors, ce n'est pas le cas.

C'est ce que démontre une étude récente menée par le Karolinska Instittutet en Suède en coopération avec l'Université d'Oxford.

On peut, en effet, constater que les causes de la violence sont ailleurs : dans l'abus de différentes substances.

Des recherches antérieures ont suggéré que les personnes souffrantes de troubles bipolaires, avaient une forte tendance à agir de façon violente. Mais il a toujours été difficile de juger si la violence était due à la maladie ou à une autre raison.

Les chercheurs ont donc comparé la moyenne de crimes violents chez plus de 3 700 personnes souffrantes de la maladie, et en ce moment internées dans les hôpitaux suédois, et 37 000 personnes du public général.

21 % des patients qui en plus avaient une forte consommation d'abus de substances (alcool ou drogue) étaient coupables de faits violents. Mais seulement 5 % des patients non consommateurs de substances étaient coupables de violence.

Dans l'échantillon du public général, 3 % étaient coupables de faits violents.

Ces résultats concordent avec les résultats antérieurs trouvés par ce même groupe de chercheurs d'après lesquels les personnes souffrantes de schizophrénie ne sont pas plus violentes que les autres s'il n'y a pas d'abus de substance.

Ces résultats indiquent qu'il est très important de focaliser sur l'abus de substances, quel qu'il soit et de mettre autant de moyens que possible en œuvre afin de prévenir cela.

Le professeur Långström espère que ces résultats influencent les solutions simplistes et générales, que les personnes qui souffrent de troubles mentaux sont plus facilement criminelles.

Cette stigmatisation des maladies mentales fait que les personnes souffrantes n'osent pas chercher de l'aide par peur de cette stigmatisation. Paradoxalement, le malade risque de tomber dans l'abus pour surmonter sa maladie. (Cyril Malka)

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