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Coaching - Psychologie - Développement Personnel

(18/05-2010) – Les scientifiques sont d'accord sur un point : il y a quelque chose de dysfonctionnel dans le cerveau des autistes. Un des symptômes principaux est la difficulté que le patient a de comprendre les intentions et les émotions des autres.

Jusque là, ça va. C'est après que cela se complique et que cela s'est compliqué encore plus mercredi dernier.

D'après la conclusion d'un article qui vient de sortir, une des théories clefs de la recherche sur l'autisme serait totalement fausse.

La théorie en question est la théorie des neurones miroirs.

Ces neurones ont été identifiés la première fois, il y a une quinzaine d'années, chez les chimpanzés et ont depuis été identifiés dans le cerveau humain.

Les neurones miroirs désignent une catégorie de neurones du cerveau qui présente une activité aussi bien lorsqu'un individu (humain ou animal) exécute une action que lorsqu'il observe un autre individu (en particulier de son espèce) exécuter la même action.

D'après les chercheurs, ces neurones jouent un rôle essentiel dans les capacités cognitives liées à la vie sociale. Non seulement, ils seraient un élément central de l'apprentissage de la vie sociale, mais pour certains, ils seraient également l'élément central de la compréhension des émotions de l'autre. Dite “empathie”.

Plusieurs études ont donné l'impression qu'il y avait moins d'activité dans les neurones miroirs chez les autistes.

Et cette étude de mercredi dernier… démontre l'opposé.

L'auteur principal de l'article est le docteur Ilan Dinstein de l'Institut Weizmann en Israel. Dinstein et trois autres chercheurs de trois universités américaines ont testé 13 adultes autistes et 10 adultes non autistes.

Ils ont installé ces personnes dans un IRM (appareil à Imagerie par Résonance Magnétique) et leur ont demandé d'observer certains signaux sociaux: le pouce en l'air, ou le jeu pierre – papier – ciseaux. Puis d'imiter ces signes.

Les neurones miroirs étaient tout autant en activité chez les autistes que chez les sujets du groupe de comparaison.

Pour certains chercheurs, cela remet en question toute la théorie des neurones miroirs.

Pour d'autres, non. D'après certains partisans de la théorie des neurones miroirs, le nombre de sujets observés est trop restreint pour pouvoir échafauder une théorie et ils restent convaincus que la recherche antérieure d'après laquelle les autistes auraient moins d'activité dans les neurones miroirs est correcte.

Maintenant, on pourrait se demander si les raisons profondes d'un problème neurologique si complexe pourraient se trouver dans une seule catégorie de cellules : les cellules miroirs ? Ou si le problème est plus général et donc, logiquement, touche plusieurs parties du cerveau ? La suite au prochain numéro, j'imagine (Cyril Malka)

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