Malka

Coaching - Psychologie - Développement Personnel

​(​01/​04-2019) – La vie de couple n'est pas toujours facile et il peut y avoir des frictions de temps à autre.

Mais les choses se compliquent lors de l'arrivée d'une tierce personne dans la danse.

Le plus souvent, il s'agit de la mère de l'un des deux, la belle-mère, mais ça ne l'est pas nécessairement. Ça peut parfaitement être n'importe qui d'autre de la belle-famille (père, soeur, frère, cousin…) ou bien tout simplement d'un ou de plusieurs bons amis qui s'octroient un rôle trop présent dans la relation.Pour la facilité de compréhension, nous allons partir du principe de la belle-mère. Déjà, car c'est le cas le plus commun et de plus, car c'est souvent le cas le plus compliqué. Si vous pouvez vous en sortir avec la belle-mère problématique, le problème du frère, de la soeur ou du copain sera plus facile à gérer.

​Chose importante également, dans cet article, je ne parle pas d'une belle-mère manipulatrice, sociopathe ou narcissique, mais d'une belle-mère “standard”, avec des hauts et des bas, des bons et des mauvais côtés et qui n'a pas pour objectif de saboter le couple ou de manipuler quoi que ce soit.

Pour ce genre de personnes, référez-vous à mes articles qui parlent de la vie avec un sociopathe ou un narcissique.

Il y a au moins neuf façons de gérer les problèmes les plus courants. Nous allons les voir le long de cet article. Mais avant d'en parler, il y a trois règles d'or à connaître par coeur et à appliquer à la lettre si vous voulez que votre couple puisse traverser flots et marées, belle-famille ou pas.

​1. Votre loyauté est envers votre partenaire

​Marié ou pas, en cas de conflit entre votre partenaire et votre famille, prenez toujours parti pour votre partenaire. Quitte à en reparler un peu plus tard entre quatre z-yeux, ça, c'est toujours faisable. Dans le chaud de l'action, votre loyauté doit toujours être envers votre partenaire.

Vous n'avez pas à vous sentir pris entre le marteau et l'enclume: vous fondez un couple, vous fondez une famille et une vie de famille et votre place est aux côtés de votre partenaire, point final. Sinon, vous risquez de miner la confiance dans votre couple.

​2. Souvenez-vous de vos raisons

​Eh oui! Ce n'est pas facile de penser qu'après avoir passé plusieurs années à comprendre notre propre famille, à s'adapter à leurs bizarreries et à y faire le ménage, il faut maintenant tout reprendre à zéro et apprendre à s'adapter à une famille qui n'est même pas la nôtre.

Pour pouvoir supporter ça plus facilement, souvenez-vous de la raison principale: Vos aimez votre partenaire. Souvenez-vous qu'il s'agit là de la famille de la personne que vous aimez. Ça vaut bien un effort, non?

​3. Pas de politique

​À moins d'être parfaitement d'accord sur tous les points et d'en être sûr: Ne parlez jamais de politique avec votre belle-famille. Ne discutez ni immigration, ni peine de mort, ni gauche, ni droite, ni Mélenchon, ni Le Pen. Rien!

Religion: Même principe. À moins d'être sûr d'avoir exactement les mêmes principes, ne parlez jamais religion.

Religion et politique sont deux sujets tabous. Il y a tant de choses dont vous pouvez parler qui en plus sont bien plus amusantes et qui vous détendront bien mieux plutôt que de parler de la hausse des prix, des impôts et autre.

Déjà, si vous avez ces trois règles d'or mises en place, vous allez passer au-dessus d'une foule d'écueils.

Maintenant, même si ces trois principes vous éviteront une foule de problèmes, cela ne les empêchera pas totalement. Alors que faire lorsque les choses ne se passent pas comme prévu?

​1. Mettez des limites

​La plupart du temps, lorsque la belle-famille vous donne des conseils, que ce soit sur la façon d'élever vos enfants ou comment réussir un boeuf mode, ça part d'un bon principe.

Pensez que ces personnes ont été les personnes les plus importantes pour votre partenaire. Elles ont eu l'habitude de le guider, de l'aider, de le conseiller… Il est difficile de tout arrêter sans se sentir inutile.

Prenez les conseils que vous jugez utiles, laissez tomber ceux que vous ne trouvez pas utiles et mettez des limites. Gentiment, mais fermement. Vous pouvez parfaitement faire comprendre à votre belle-famille que même si vous comprenez bien qu'ils essayent de vous aider et de le faire pour votre bien, votre famille utilise d'autres principes.

De même si de par vos principes vous ne voulez pas que votre belle-famille fasse certain genre de cadeaux à vos enfants ou font quelque chose qui n'est pas vos principes (par exemple les emmener à la chasse alors que vous ne le voulez pas), il est important de bien instruire la belle-famille: “Je sais que vous aimez la chasse, mais nous ne voulons pas que nos enfants voient ce genre de chose, donc ne les emmenez pas à la chasse.”

Si ce souhait n'est pas respecté, faites-leur savoir tout en annonçant une suite possible: Vous ne voulez pas que vos enfants aillent à la chasse, si cela venait à se reproduire, ce sera la dernière fois que vous leur enverrez les petits enfants seuls.

Et si cela se reproduit et qu'ils étaient prévenus, la sanction tombe.

Donc, mettez des limites, si elles ne sont pas suivies, ajoutez-y une conséquence et si elles ne sont toujours pas suivies, appliquez la conséquence.

​2. Votre partenaire se doit de résister

Votre partenaire peut penser être innocent(e) dans cette situation, mais c'est rarement le cas.

Lorsque la belle-famille va un peu trop loin, c'est le rôle de votre partenaire de les repousser un peu. Car c'est sa famille. Votre partenaire sait mieux que vous comment les gérer et comment leur parler.

Rester passif sans rien faire est la même chose que laisser faire et dans ce cas, vous risquez de ressentir que votre partenaire n'est pas, n'est plus à vos côtés.

Inutile de dramatiser, inutile de culpabiliser. Signalez le problème à votre partenaire et éventuellement trouvez un coach ou un psy qui puisse l'aider.

​3. Ne culpabilisez pas votre partenaire

​Bien sûr, mieux vaut que votre partenaire soit la personne qui parle à sa propre famille, mais il ne faut pas non plus le laisser en charge de tout et cela ne vous [forhindrer] pas de travailler sur la relation vous-mêmes.

Au lieu de se mettre en colère contre sa belle-famille, voyez si vous pouvez former une relation avec eux aussi. Créez des liens avec votre belle-famille.

Prenez comme principe qu'on peut critiquer sa propre famille, mais pas la famille de l'autre.

​4. Apprenez à dire ”merci, mais non merci”

​Votre belle-mère croit qu'elle vous rend un super service en vous donnant tous ces conseils alors qu'en fait, elle vous fait bouillir. Surtout si elle va un peu trop loin.

Apprenez à dire “Merci, mais non merci”.

Exprimez-vous sans colère, sans agacement dans la voix et gentiment. Vous pouvez parfaitement lui faire comprendre que vous préférez essayer autre chose ou que vous trouvez son avis important, mais sur ce point, vous préférez faire autre chose ou vous pouvez délicatement lui suggérer que les temps et la science ont changé et que c'est ce que le pédiatre recommande aujourd'hui.

​5. Changez le sujet

​Lorsque vous voyez que la discussion prend une tournure indésirable, sortez de la situation. Trouvez une excuse. Votre partenaire peut parfaitement gérer le truc quelques instants tout seul.

Lorsque la discussion tourne au vinaigre, levez-vous et excusez-vous pour aller chercher un verre d'eau ou autre et revenez quelques instants plus tard et parlez d'autres choses: les vacances à venir, ou les vacances passées ou un autre sujet plus neutre.

​6. Ne prenez pas tout pour vous

​La plupart des problèmes avec la belle-famille viennent de ce que beaucoup de personnes ont des difficultés à lâcher leurs enfants. Cela n'est pas toujours facile d'accepter que la relation avec notre enfant change et devient une relation plus “d'égal à égal” ou avec un adulte, plutôt qu'avec un enfant.

Même s'il est toujours notre enfant, il n'est plus un enfant et la transition n'est pas toujours simple.

Donc ce n'est pas nécessairement une critique de votre façon de faire ou de vous, personnellement, mais tout simplement des difficultés pour la belle famille à s'adapter au nouveau rôle qu'ils ont à jouer.

​7. Demandez leur avis ou leurs conseils

Cherchez autour de vous ou de votre famille une chose pour laquelle le conseil de votre belle-famille serait le bienvenu. Ça peut être sur des recettes, sur le nettoyage, sur un investissement, sur des réparations… Bref.

Ensuite, suivez le conseil pour ensuite expliquer comment les choses se sont passées. Cela fera plaisir à votre belle-famille qui se sentira à nouveau utile, sur un autre plan, mais cela facilitera la transition dont je parle au point précédent, ça vous donnera aussi des sujets de conversation, ça leur donnera un rôle à jouer et une relation.

Vous avez tout à gagner.

​8. Reconnaissez l’amélioration lorsqu’elle est là

​Votre belle-mère n'est pas un monstre. Elle est une personne qui a elle-même du mal à gérer que son enfant soit devenu adulte, qu'il a moins besoin d'elle (ou sur un autre plan). Bref… Elle a aussi des difficultés émotionnelles à gérer.

Donc lorsque vous voyez qu'elle fait des efforts pour respecter vos limites, ou pour s'adapter, qu'elle complimente vos recettes ou vos qualités. Reconnaissez qu'elle fait de son mieux et dites quelque chose de gentil également. Rendez-lui son compliment. Cela la motivera à continuer à travailler sur elle et cela renforcera votre relation.

​9. Si votre partenaire ne fait rien, prenez le taureau par les cornes

​Si votre partenaire n'ose rien dire ou ne veut rien dire, et si la situation ne s'améliore donc pas, vous allez être obligé de prendre la situation en main.

Dans ce cas, commencez par poser vos limites de façon aussi diplomatique que possible.

Et si vous voyez que rien ne se passe ou que cela n'est toujours pas respecté, dites plus directement que même si vous appréciez leurs conseils, vous savez vous débrouiller seuls et que lorsque vous aurez besoin de leurs conseils, vous n'hésiterez pas à leur demander. (Cyril Malka)

© 2019 – Malka

 

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