Malka

Coaching - Psychologie - Développement Personnel

(05/07-2018) J’ai commencé à travailler comme thérapeute vers 1989, mais je n’ai ouvert officiellement qu’en 1991 ou 1992. Bref… De l’eau a coulé sous les ponts depuis mon premier tête-à-tête avec un client et, au rythme en moyenne de 120 à 150 clients de l’année, il y a eu certaines redondances.

Une des choses qui revient assez régulièrement dans la thérapie de couple est la rupture.

Lors de thérapies de couple, j'ai le plus souvent pu sauver la relation, mais ce n'est pas toujours possible pour différentes raisons.

Si la rupture est inévitable, nous avons travaillé ensemble, afin que les choses se passent aussi bien que possible.

Je n'ai pas toujours les deux en thérapie. Très souvent, je n'ai qu'un des deux en face de moi. La forme de thérapie que j’utilise se concentre sur le client. Donc ni sur son père, sa mère, son enfance ou son conjoint. C’est la personne en thérapie qui est le sujet de la thérapie et pas toute sa famille ou son partenaire.

Et donc en gros, je demande au client de se changer lui-même plutôt que de se concentrer sur ce que dit ou ce que fait son partenaire.

Dans la majorité des cas, lorsqu’on change soi-même, la relation avec le partenaire change aussi et peut s’améliorer.

Mais il reste quand même des cas, où la rupture devient nécessaire. Même si on essaye tout pour sauver le couple, il peut arriver qu'on doive se rendre à l'évidence et choisir de se séparer.

Même dans les cas où la rupture est la seule et la meilleure des choses à faire, il arrive que les clients bloquent à ce stade. C'est un grand pas à faire et ça peut faire peur.

C'est un peu comme dans les cas où on a un poste qu’on hait, avec des collègues qu’on ne supporte pas, un trajet long comme un jour sans pain et un patron totalement débile, et pourtant… on y reste. On devrait trouver autre chose… Mais on reste. On se plaint chaque jour… Mais on reste.

Tout comme dans la vie professionnelle, il y a des cas où la relation de couple est morte, finie, invivable, bloquante, des fois même, violente, mais on ne sait pas par quel bout prendre la situation. Que faire, comment le faire, pourquoi et pourquoi pas.

Voici cinq étapes qui peuvent faciliter les choses.

1) Faites une liste

Certains de mes clients ou anciens clients qui lisent ceci risquent fort de sourire en ce moment. Bah oui… Le père Malka et ses listes!

Mais si, mais si! Faites une liste!

J’utilise beaucoup l’écriture à des fins thérapeutiques, même pour les clients que je n’ai pas à distance. Il se passe autre chose dans notre tête lorsque nous écrivons que lorsque nous parlons ou pensons. Le fait d’écrire nous aide à formuler certaines choses, à les mettre. L'écriture est nécessairement plus lente que la parole et on peut penser plus profondément et s'investir tout en écrivant. Ce n’est pas sans raison que les résultats obtenus par la thérapie à distance peuvent parfois surpasser ceux obtenus en cabinet.

Faites deux listes. La liste du positif et celle du négatif. Qu’est-ce qui est bien, qu’est-ce qui ne l’est pas? Qu’est-ce qui va bien, qu’est-ce qui ne va pas? N’ayez pas peur d’y mettre les petites choses et n’ayez pas peur de faire de longues listes. Mettez-y du temps et de l’énergie.

Lorsque c’est fait. Comparez les listes et voyez, tout simplement, laquelle est la plus longue des deux.

Si vous désirez quitter votre partenaire et si vous voyez que la liste négative est bien plus longue que la positive, ce sera une confirmation importante que votre choix est le bon et en plus, vous avez maintenant, noir sur blanc, les raisons qui vous ont mené à cette décision.

Maintenant, si vous voyez que la liste positive est plus longue que la liste négative, concentrez-vous un instant sur la liste positive et voyez de quoi elle est composée. Si elle est composée de petites choses pratiques (du genre “il sort toujours la poubelle” ou “elle fait la lessive”) ou de choses basées sur vos angoisses (comme “je ne suis pas seul(e)”), alors réfléchissez au bien-fondé de ces choses et leur importance.

Mais si votre liste est composée de choses positives et importantes, en plus éventuellement de vos angoisses et des petits trucs pratiques, qui donc deviennent un plus supplémentaire, il y a lieu de réfléchir à votre situation. Pourquoi n’êtes-vous pas heureux, alors? Il se peut que quelque chose vous bloque et que vous devez travailler sur vous. Le problème est en vous et la rupture ne changera rien à l’affaire, au contraire. Vous risquez de retrouver ces mêmes problèmes dans n'importe quelle relation.

Maintenant, si vous êtes sûr, en étudiant votre liste, que ce que vous y avez écrit ne peut pas être changé ou amélioré, ou que les choses négatives, même si la liste est plus courte, sont des choses qui vous minent et que vous ne voulez pas accepter… Réfléchissez encore un peu. C’est quand même quelque chose de très sérieux.

Le cœur sur la main : Avez-vous vraiment tout essayé pour changer ça? Avez-vous considéré changer certains de vos comportements? D’en discuter? Est-ce que les différences entre vous et votre partenaire sont vraiment trop importantes? Avez-vous consulté un professionnel qui pourrait apporter un regard frais sur ce qui se passe? Sinon, consultez éventuellement quelqu’un avant de passer aux points suivants.

Si, après tout ça, vous pensez toujours que la rupture est la seule solution possible, passez au point suivant.

2) Demandez aux autres ce qu’ils ont remarqué dans votre relation

Ça peut être une révélation pour beaucoup.

Vous pensiez peut-être que votre entourage ne voyait qu’une relation harmonique alors qu’en fin de compte ils ont parfaitement vu les tensions entre vous, mais par politesse, ils ont préféré ne rien dire.

Demandez à vos amis proches ce qu’ils pensent que vous devriez faire. Pensent-ils que vous devriez rompre ou pas? Des fois, même vos bons amis préfèrent ne pas dire ce genre de chose eux-mêmes, car ils pensent que cette information ne serait peut-être pas la bienvenue.

Ceci nous mène au point trois.

3) Formez une équipe de soutien

Ayez une liste de personnes que vous pouvez appeler et à qui vous pouvez parler avant la rupture ainsi que des gens qui pourront vous appeler après une rupture.

Même dans une relation malheureuse, il y a toujours des retours émotionnels et certains d’entre eux peuvent vous surprendre. Il est difficile d’être seul, tout d’un coup. Vous ne pouvez plus compter que sur vous même. Si vous avez une équipe de soutien, ça sera moins effrayant.

Assurez-vous d’avoir un planning sur votre calendrier pour les semaines qui suivent la rupture. Il est important d’avoir un plan pour un futur, d’envisager une vie sans votre partenaire. Ne restez pas seul à vous morfondre juste après la rupture. Ayez des choses de prévues à faire.

Votre équipe de soutien peut vous aider à travailler l’aspect estime de soi de votre décision. Certaines personnes s’imaginent ne pas mériter plus que ce qu’ils avaient et/ou ont l’impression de ne pas avoir de valeur sans le partenaire.

Si ce genre de chose vous paralyse, même avec l’aide d’une équipe de soutien, n'hésitez pas à consulter un professionnel qui pourra vous aider à vous reconstruire.

4) Préparez-vous

Oui, encore de l’écriture!

Préparez un script du dialogue de rupture. Que voulez-vous dire exactement, comment voulez-vous le dire?

Préparez également un plan sur la façon dont vous allez gérer votre futur économiquement et émotionnellement. Si vous vivez ensemble, réfléchissez à qui va partir et qui va rester.

Des fois, les gens restent ensemble, car ils s’imaginent que cette partie de la rupture sera trop épuisante. Peut-être vivez-vous avec quelqu’un qui va vouloir se battre et vous en faire baver lors du partage des biens. Peut-être craignez-vous une forme de vengeance.

Maintenant, dites-vous bien que même si le conflit avec un ex est désagréable ou même épuisant, il ne durera pas pour toujours. Tôt ou tard, il finira.

Les différentes choses seront partagées, des accords seront finalisés. Et lorsque ce sera fait, vous serez heureux d’en avoir fini et de ne pas être resté toute votre vie avec une personne aussi mesquine qui se bat comme un lion pour la moindre chose.

Le plus souvent, vous vous demanderez même pourquoi vous ne l’avez pas fait plus tôt. C'est un mauvais moment à passer, certes, mais il passera.

5) Tenez bon

Vous allez avoir peur. Vous allez avoir des doutes. Vous allez vouloir reculer. Le statu quo est attirant. Il est sûr. Vous le connaissez bien. Vous ne l’aimez pas, vous n’aimez pas la relation, mais vous y êtes habituée. La rupture est un saut dans l’inconnu.

Allez-vous être plus triste que vous ne vous y attendiez? Serez-vous seul longtemps? Allez-vous trouver quelqu’un d’autre? Si oui, est-ce que ce sera rapidement? Sans problème?

On ne peut pas connaître ces réponses par avance.

Souvenez-vous de ce que vous savez. Répétez-le vous : vous êtes malheureux dans votre relation et elle n’ira pas mieux.

Souvenez-vous qu’une relation malheureuse n’est pas bonne pour vous, elle n’est pas bonne pour l’autre et elle n’est pas bonne pour les enfants non plus. Le bonheur est des fois seulement lorsqu'on a passé le pas de la porte, il suffit d’oser sortir, malgré les peurs et les doutes. (Cyril Malka)

© 2014 – 2018 – Malka – Article du 01/08-2014 mis à jour le 05/07-2018

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