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Coaching - Psychologie - Développement Personnel

(22/09-2014) – Le chagrin affecte les personnes de plus de 65 ans bien plus sévèrement que les jeunes. Leur système immunitaire s’affaiblit et on voit souvent les personnes âgées tomber rapidement et souvent malades après avoir perdu un être aimé (même si cette personne n’était jamais malade auparavant) et même mourir d’une infection.

Une nouvelle étude menée à l’université de Birmingham, en Grande-Bretagne explique les raisons pour lesquelles les personnes âgées meurent littéralement d’un chagrin d’amour.

L’étude qui vient d’être publiée dans le journal Immunity and Ageing porte sur des adultes aux prises au chagrin après avoir perdu une personne qui leur était proche : un conjoint ou un membre de la famille. C’est la première fois qu’une étude fait la comparaison et la connexion entre les hormones du stress et la fonction immunitaire à différentes étapes de la vie.

Les chercheurs ont trouvé que deux hormones du stress répondent de façon différente au chagrin avec l’âge : le cortisol et le Sulfate de déhydroépiandrostérone (SDHEA). Chez les personnes plus jeunes, la proportion de ces deux hormones de stress était à peu près en équilibre, mais pas chez les personnes plus âgées.

Le Cortisol diminue certains des éléments du système immunitaire lors des périodes de stress intense. C’est pour ça qu’on tombe souvent malade et qu’on attrape n’importe quoi si on est en période de stress ou si on vit un quotidien stressé. Le rôle du SDHEA est de contrer les effets nocifs du cortisol et de protéger le système immunitaire. Et son niveau décline avec l’âge. Donc si on a un haut taux de Cortisol par rapport au taux de SDHEA, on peut s’attendre à des maladies et des infections fréquentes.

Chez les sujets jeunes, la proportion de cortisol et de SDHEA reste équilibrée après avoir perdu une personne aimée, alors que chez les personnes âgées, le niveau de cortisol devient plus élevé que le niveau de SDHEA en cas de chagrin.

Maintenant, le cortisol est également très utile. Il active des voies anti-stress et anti-inflammatoire, donc on ne peut pas se contenter de supprimer le cortisol chez les personnes vulnérables ou âgées.

De même, les chercheurs ont analysé un type de constituant cellulaire nommé Neutrophile. C’est un élément qui joue un rôle important dans la protection de diverses infections qui peuvent mener à des maladies sérieuses, telle la pneumonie qui emporte souvent les personnes âgées qui ont du chagrin.

Chez les personnes âgées, les neutrophiles étaient bien moins efficaces que les neutrophiles chez les plus jeunes.

D’après les chercheurs, la solution serait de donner des suppléments hormonaux aux personnes âgées qui ont un chagrin… Si elles acceptent de les prendre, bien entendu. Mais ce côté de l’affaire, l’étude n’en parle pas. (Cyril Malka)

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