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Coaching - Psychologie - Développement Personnel

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On parle beaucoup de l'homosexualité et des homosexuels en ce moment par rapport au mariage et à l'adoption.

Comme de bien entendu, plusieurs de mes lecteurs, de mes auditeurs et patients m'ont demandé ce que je pensais sur ce sujet qui, en ce moment, partage la France en deux.

Le problème dans cette discussion, qui est extrêmement chargée émotionnellement, est qu'on laisse plus de place à ce qui est politique ou religieux, plutôt que ce qui est psychologique. Ceci est mon rôle et je vais me contenter de garder, comme d'habitude, un point de vue psychologique et scientifique sur cette affaire.

Psychologiquement parlant, scientifiquement parlant, qu'on aime ou qu'on n'aime pas, l'homosexualité est à compter parmi les névroses au même titre que les angoisses ou que les phobies. C’est ce que je vais démontrer dans cet article (maintenant, vous êtes avertis).

L'APA (American Psychiatrist Association), comme l'une des premières associations professionnelles, a enlevé l'homosexualité de la liste des névroses en 1973 (le Danemark, où j'ai vécu pendant une vingtaine d'années, pour sa part, l'a enlevé de sa liste en 1980).

Ce qu'on oublie de dire, c'est que si l'APA a enlevé l'homosexualité de la liste des névroses, ce fut suite à de violentes manifestations, menaces et forte intimidation des groupes de pression homosexuels. Pendant deux ans au moins, des activistes homosexuels interrompaient les réunions des professionnels.

Newsweek

Comme on peut par exemple le lire dans le Newsweek du 23 août 1971 (page 47) : un groupe de 30 militants a interrompu une réunion de l'American Psychiatric Association à Washington et pendant une vingtaine de minutes, cela n'a été que chaos : « Nous sommes ici pour dénoncer cette autorité qui nous appelle malades ou mentalement dérangés », a crié le chef du groupe, le Docteur Franklin Kameny, qui a ajouté devant les yeux ébahis des 2000 psychiatres réunis : « Pour nous, les homosexuels, votre profession est notre ennemi incarné. Nous exigeons que les psychiatres nous traitent en humains et non comme des patients qui devraient être soignés ».

La décision n'a pas été prise après un long débat scientifique, mais tout simplement après un vote et si on regarde les résultats (qui ont été annoncés le 9 avril 1974) on reste perplexe. Seuls 10 555 membres (des 17 905 ayant le droit de vote) ont voté. Regardons les chiffres :

– Nombre de membres ayant le droit de vote : 17 905
– Nombre de membres ayant voté : 10 555
– Nombre de votes blancs : 367
– Nombre de votes « non » (pour garder l'homosexualité sur la liste) : 3 810
– Nombre de votes « oui » (pour enlever l'homosexualité de la liste) : 5 854

5 854 membres de l'APA, donc 32,7 % des membres, ont voté pour enlever l'homosexualité de la liste des névroses.

Cela n'étonne donc personne si, quatre ans après le vote, 69 % des psys américains considéraient toujours l'homosexualité comme une névrose.

Qu'on le veuille ou non, la décision d'enlever l'homosexualité de la liste des névroses est due tout simplement à une forte pression politique et à la violence. Il n'y a rien eu de scientifique à cela.

Une fois la décision prise aux États-Unis, il était relativement facile de la prendre en exemple pour influencer le secteur psychologique dans d'autres pays. Et de cette façon, on a réduit la science au silence.

Donc le fait que l'APA ait enlevé l'homosexualité de la liste des névroses n'est pas un argument suffisant pour pouvoir prétendre que l'homosexualité n'est pas une névrose.

Combien sont-ils ?

Les associations se battent à coup de chiffres pour nous annoncer combien il y a d'homosexuels.

Édith Cresson avait annoncé que 25 % des Anglais étaient homosexuels, chiffre assez fantaisiste, je l'admets.

Sinon, les chiffres oscillent souvent entre 5 % et 10 % de la population (ce qui va quand même du simple au double, mais bon).

Pendant des années, les associations homosexuelles de plusieurs pays se sont calées sur 10 %.

Ce chiffre a été choisi non pas au travers de recherche scientifique ou autre, mais tout simplement, car c'est un beau chiffre bien rond qui, s'il n'est pas trop important, est quand même suffisamment grand pour qu'on se doive de le prendre en ligne de compte.

Maintenant, qui compte-t-on dans ces cas ? Est-il suffisant pour un garçon de se masturber à côté d'un autre garçon pour être considéré homosexuel ? Est-il suffisant d'avoir eu une ou plusieurs expériences homosexuelles pour être considéré homosexuel ?

Dans ce cas, oui, on peut facilement monter à 10, 15 voire 20 ou 25 pour cent.

CSF

Mais si on regarde l'enquête Contexte de la sexualité en France (CSF – 2007) menée auprès de 12 364 personnes… On obtient un tout autre résultat : Les auteurs se sont tout simplement basés sur les gens que se définissent comme homosexuels. Donc pas seulement ceux qui ont eu quelques expériences, mais ceux qui se voient ou se comprennent comme homosexuels. Les participants à cette enquête ont également répondu à un questionnaire ayant trait à leur sexualité. Et il en est ressorti les chiffres suivants (grosso modo, vous pouvez vous procurer toute l'enquête ici).

– 4,0 % des femmes et 4,1 % des hommes de 18 à 69 ans déclarent avoir déjà eu des pratiques sexuelles avec un partenaire du même sexe.

– Parmi les personnes qui rapportent avoir déjà eu des pratiques homosexuelles, 13,4 % des femmes et 12,4 % des hommes ne rapportent de telles expériences qu’avant l’âge de 18 ans.

– Seuls 0,3 % des femmes et des hommes n’ont eu au cours de leur vie des pratiques sexuelles uniquement avec des personnes du même sexe.

– 6,2 % des femmes et 3,4 % des hommes déclarent avoir ressenti de l’attirance pour une personne de même sexe.

– 1 % des femmes et 1,6 % des hommes ont eu une relation sexuelle avec une personne du même sexe au cours des douze derniers mois.

– 0,5 % des femmes et 1,1 % des hommes se définissent comme homosexuels.

– 0,8 % des femmes et 1,1 % des hommes se disent bisexuels.

Nous sommes donc bien loin des 10 % annoncés régulièrement. Maintenant, soit dit entre nous, ce n'est pas parce que, par exemple, 10 % de la population a un problème d'alcool que nous ne devons plus considérer les problèmes d'alcool comme un problème.

Point de vue politique, on peut donc comprendre que beaucoup de gens ne soient pas d'accord à ce qu'on change les lois de tout un pays pour 1,6 % de la population.

Si l'homosexualité n'est pas une névrose, est-ce que c'est génétique ? Est-on né « dans le mauvais corps » comme certains le disent ?

Homosexualité et génétique

Il y a régulièrement des travaux qui sont faits et, de temps à autre, on peut lire des articles sur le « gène de l'homosexualité ».

Ces travaux sont assez rares et, bizarrement, souvent menés par des homosexuels.

Tout chercheur sait pertinemment que les rats de son laboratoire vont courir dans la direction qu'il désire. C'est-à-dire que souvent, un chercheur qui attend un résultat précis d'une expérience obtiendra ce résultat alors qu'un chercheur qui désire un autre résultat l'obtiendra également… depuis la même expérience.

Simon levay 2010

Le résultat le mieux connu (et le premier du genre si je ne m'abuse) est celui de Simon LeVay (photo), un neurobiologiste de Salk University en Californie.

D'après lui, en mesurant la taille de l'hypothalamus dans le cerveau (qui est la partie du cerveau qui est responsable de notre pulsion sexuelle) il a constaté que l'hypothalamus du cerveau de l'homosexuel est bien plus petit que celui de l'hétérosexuel.

Son analyse a porté sur 19 hommes homosexuels, 16 hommes prétendus hétérosexuels et 6 femmes prétendues hétérosexuelles.

Je mets « prétendu », car si les homosexuels incarnés osent se définir comme homosexuels, ce n'est pas toujours le cas pour ceux qui se définissent comme hétérosexuels. De plus, il est important de noter que tous les hommes homosexuels sont morts du SIDA ainsi que 6 des hommes hétérosexuels et une des femmes hétérosexuelles. Bizarrement, l'étude ne fait état d'aucune femme homosexuelle.

En substance, l'étude de LeVay nous annonce que l'hypothalamus est presque trois fois plus gros dans les cerveaux des hétérosexuels que dans celui des homosexuels.

Sur cette étude, il faut savoir ceci :

– Il est difficile (et controversé) de mesurer la taille exacte de l'hypothalamus (surtout en 1991, date de cette étude). L'hypothalamus est moindre qu'un flocon de neige et les chercheurs ne sont pas d'accord sur la façon de le mesurer : doit-on mesurer sa superficie ou le nombre de neurones qui le composent ?

– La nature même de l'hypothalamus est un problème. On sait, d'après la théorie de la plasticité du cerveau que le cerveau change constamment de taille, d'après les endroits les plus sollicités. En fin de compte, nous n'avons pas beaucoup plus de cellules du cerveau aujourd'hui que lorsque nous étions enfants, mais la taille du cerveau a grandi, car nous avons fait de plus en plus de connexions, et celles-ci prennent de la place. Bref, la question est : est-ce que l'hypothalamus des homosexuels est plus petit que celui des hétérosexuels parce que les homosexuels sont nés avec un hypothalamus plus petit ou parce que celui-ci s'est atrophié avec le temps ?

Après un certain temps, LeVay a tempéré ses conclusions : « J'ai constaté une différence entre les hypothalamus. Nous ne pouvons pas dire si c'est ça qui fait d'une personne un homosexuel » (source).

Le magazine Science s'est montré très critique envers les résultats de LeVay et se sont demandé si le fait que LeVay s'est rapidement identifié comme homosexuel aurait pu avoir une influence sur les résultats de son étude.

On ne peut qu'avoir une vue subjective sur l'étude de LeVay car celui-ci a toujours refusé que d'autres chercheurs puissent examiner son étude. Tout est resté secret à ce jour.

Une autre étude génétique porte sur des jumeaux. D'après cette étude (Pillard and Bailey – une étude publiée en décembre 1991), si on prend des jumeaux (mâles) chez lesquels un des deux est homosexuel, dans 52 % des cas, l'autre le sera aussi.

Sur cette étude, il y a également certaines choses qui n'ont pas été dites :

– D'une part, 52 %, un peu plus de la moitié, ce n'est pas beaucoup si c'est génétique. Nous devrions être plus proches de 100 %.

– Une étude qui porte sur des jumeaux, pour être convaincante pour ce qui est de la génétique, doit porter sur des jumeaux séparés (de préférence à la naissance ou aussi tôt que possible) et donc qui ont été élevés dans des environnements différents. Ce n'est pas le cas dans cette étude qui porte sur des jumeaux dans le même environnement, allants aux mêmes écoles, habitants chez les mêmes parents… Dans ce cas, 52 % c'est même très peu.

Donc jusqu'ici, pas de résultat génétique tangible. Nous parlons d’un petit pourcentage de la population et donc un diagnostic de névrose qui a disparu suite à des pressions politiques.

Mais les homosexuels, comme on se plaît à nous dire, sont en fin de compte en harmonie et sont même très créatifs. Symbole même d'un équilibre.

Homosexualité et créativité

Il y a eu une petite étude de faite sur les homosexuels et la créativité. Sont-ils vraiment si créatifs que beaucoup le pensent ?

Avant tout, il nous faudra définir la créativité : « Capacité de produire des œuvres nouvelles, d'user de comportements nouveaux, de trouver des solutions nouvelles à un problème » (Dictionnaire fondamental de la psychologie, Larousse, p. 295).

Très souvent, on confond « créativité » et « expression artistique ». Non, un bon danseur n'est pas créatif. Il effectue une action. Être chorégraphe est plus créatif (tant qu'il trouve de nouvelles possibilités). Non, être acteur n'est pas créatif. Il s'agit d'effectuer une action. Être chanteur n'est pas créatif non plus.

Albert Ellis

Albert Ellis (photo) avait fait une mini-étude (au travers de ses patients). Il avait fait passer des tests psychologiques de créativité à ses patients homosexuels et à ses patients hétérosexuels et il a comparé les résultats.

Il avait défini ses patients homosexuels en trois groupes :

Bisexuels : Personne à forte tendance homosexuelle, mais qui ne l'a pas toujours été et qui avait aussi des expériences et des tendances hétérosexuelles.

Forte tendance homosexuelle : Des personnes exclusivement homosexuelles au moment où il les a eus en thérapie, mais qui remplissaient néanmoins un rôle d'homme (étant homme) ou de femme (étant femme) dans leur vie de tous les jours.

Invertis : Des homosexuels exclusifs et qui agissaient et se considéraient comme le sexe opposé.

Il leur a fait passer un test de créativité et a fait passer le même test à ses patients hétérosexuels.

Souvenons-nous qu'il s'agissait de patients, donc de personnes ayant des problèmes et ayant peu de place pour la créativité.

Les résultats furent comme suit :

Les hétérosexuels (groupe de contrôle):
26 % très créatifs.
31 % modérément créatifs.
43 % peu créatifs.

Les bisexuels (groupe 1):
11 % très créatifs.
52 % modérément créatifs.
37 % peu créatifs.

Forte tendance homosexuelle (groupe 2):
9 % très créatifs
39 % modérément créatifs
53 % peu créatifs

Les invertis (groupe 3):
0 % très créatifs
14 % modérément créatifs
86 % peu créatifs

Reason and Emotion in Psychotherapy

Vous pouvez lire cette étude dans le livre Reason and Emotion in Psychotherapy (Albert Ellis) dans la version de 1977, car cet article a disparu dans les nouvelles versions.

Dans le cas de la créativité, le grand public se laisse facilement influencer par la publicité faite par le milieu homosexuel. On constate que tel ou tel acteur est homosexuel et on oublie que la plupart des autres acteurs tout aussi talentueux sont hétérosexuels. On constate que tels ou tels chanteur ou danseur est gay, et on oublie que bien plus de chanteurs ou de danseurs, tout aussi talentueux, voire plus, ne le sont pas.

Et n'oublions pas que le fait de s'exprimer de façon artistique : chanter, danser, être acteur, ne veut pas dire qu'on est créatif, mais plutôt qu'on aime être au centre et être vu. Le plus créatif : Le petit barbu qui trouve les effets spéciaux auxquels on n'a pas pensé, le caméraman qui a trouvé un angle ou une méthode spéciale n'est pas nécessairement gay, il est moins connu et il est souvent beaucoup plus créatif.

Et nous passons sous silence tous les créatifs qui ne sont pas artistiques : les chercheurs qui trouvent des solutions, des vaccins, ceux qui sont dans le domaine de la chimie, de la physique, de l'économie, de la psychologie… Combien de créatifs ? Et combien d'homosexuels ?

Le fait de vouloir être vu, de vouloir être au centre n'est pas créatif, mais se rapprocherait plutôt du manque de créativité.

Pour l'instant, nous avons donc vu que les homosexuels ne sont pas aussi nombreux qu'on voudrait le croire, que l'homosexualité n'est pas génétiquement héréditaire, que les homosexuels ne sont pas spécialement créatifs et que le fait qu'on ait enlevé l'homosexualité de la liste des névroses est dû à des pressions politiques (et menaces physiques) plutôt qu'à une analyse scientifique.

Qu'en est-il donc de l'homosexualité comme névrose ?

Homosexualité et névrose

Memyselfandi

Il y a plusieurs définitions de ce qu'est une névrose. Tout dépend de l'école d'où on vient. Je suis de l'école cognitive et on dira, en gros et en bon français, qu'une névrose est « un acte irrationnel commis par une personne rationnelle ».

Un acte irrationnel accompli par une personne irrationnelle est la psychose.

Nous pourrions dire qu'une personne qui est logique (la plupart du temps), adaptée (la plupart du temps), équilibrée (la plupart du temps) et qui agit de façon irrationnelle dans certains cas (vue d'une araignée, lorsque le conjoint dit ou fait quelque chose de spécial, lorsqu'elle est dans un espace confiné ou en face d'un escalier roulant…). C'est une névrose. C'est un acte irrationnel commis par une personne rationnelle. Et on nommera cette névrose « phobie », « angoisse » ou autre.

On retrouve l'homosexualité dans les civilisations avancées et, dans ces mêmes civilisations, plus dans les grandes villes que dans les villages. Il s'agit surtout d'un phénomène urbain de civilisation moderne. Tout à fait comme les angoisses, les phobies, les dépressions et autres problèmes dits « first world problem » (des problèmes de luxe).

On ne retrouve que peu (ou pour ainsi dire pas) de dépression ou d'homosexualité dans les villages africains ou chez les aborigènes.

Lors de l'adolescence, et même avant, les enfants recherchent leur personnalité. Ils ont besoin de se trouver, de s'affirmer. Il est donc assez courant que les enfants ou adolescents fassent une ou plusieurs expériences homosexuelles. Ceci est surtout relié au fait qu'ils ne sont pas sûrs d'eux. Ils n'ont pas encore confiance en eux. Ils se cherchent.

Maintenant, moins l'adolescent est sûr de lui ou s'il se sent inférieur, plus il se cherche et plus il risque d'alterner les expériences sexuelles. Ne serait-ce que parce qu'il est plus facile, en tant que garçon de revenir de soirée avec une fille ou un garçon plutôt qu'avec une fille, exclusivement. En gros, en étant bisexuel, on double ses chances. Surtout si on n'est pas très à l'aise, si on sent qu'on ne fait pas l'affaire, si on est trop timide, trop ceci ou trop cela.

Entre 8 et 16 ans, beaucoup de jeunes peuvent facilement développer un complexe d'infériorité. Un garçon peut se sentir mis sur la touche, car il n'est pas suffisamment masculin, fort, bon en sport, etc. Vivre en étant différent peut être très difficile. Aimer des choses que la plupart des autres garçons n'aiment pas peut être douloureux. J'ai moi-même fait de la danse classique jusqu'à l'âge de 11 ans, une époque où j'étais le seul garçon et j'étais la risée de tous, même de mes parents. Il est beaucoup plus facile dans ce genre de cas de « virer de bord » et de se dire homosexuel, plutôt que de camper sur ses positions et d'oser affirmer ses goûts.

Pour certaines filles, le problème est le même : elles peuvent se sentir moins belles, moins attirantes, moins féminines que les autres ou, tout simplement, avoir d'autres intérêts. Et dans ce cas, il est également plus facile de se dire homosexuelle plutôt que de s'affirmer.

De là cette envie, ce besoin, presque, que les homosexuels ont de devoir être acceptés comme ils le sont de la société. Leur confiance en eux, toute leur personnalité est imbriquée dans leur sexualité. Vous saurez que la personne en face de vous est homosexuelle après 2 minutes de conversation. L’homosexualité est devenue une description du personnage.

On trouvera dans beaucoup de cas l'homosexualité accolée à un manque de confiance en soi, un besoin d'être reconnu et apprécié par les autres. En gros, on verra l'homosexualité le plus souvent couplée à un complexe d'infériorité.

Si, en tant que thérapeute, on travaille sur le complexe d'infériorité et l'affirmation de soi, dans la plupart des cas, on verra une inversion de l'homo à l'hétérosexualité. Même si ce n’était pas le but recherché.

Remarquons qu'une inversion de l'homosexualité à l'hétérosexualité ne serait pas possible au travers d'une thérapie si nous ne parlions pas d'une névrose en premier lieu. Et, comme toute thérapie, elle ne sera seulement possible que si le sujet lui-même désire changer. On ne pourra pas traiter un homosexuel qui désire s'affirmer au travers d'une thérapie ou qui est envoyé par la famille. Tout comme on ne peut pas traiter les phobies ou dépressions si le sujet ne veut pas changer.

Chaque névrose a un gain : on obtient un certain intérêt, on évite de faire certaines choses qu'on ne veut pas faire ou autre. Et pour l'homosexualité, le gain est même grandissant. Pour beaucoup, il n'y a donc aucun intérêt à changer.

On retrouve l'homosexualité entrelacée dans différents autres problèmes psychologiques.

Pour ce qui est des psychopathes criminels, d'après une étude publiée dans Journal of the Family Research Institute, Vol 18 no 1, Feb. 2003, 69 % des tueurs en série emprisonnés se définissent comme homosexuels ou bien étaient dans une relation homosexuelle avant, pendant ou juste après leur crime.

tpb

Pour ce qui est des patients souffrant de TPB (Trouble de la personnalité Borderline), on trouve également une forte tendance à l'homosexualité.

Plusieurs études ont été faites sur le sujet et ont indiqué plus ou moins les mêmes résultats :

Zubenko (1987) a fait une étude de sexualité sur les patients borderline et a trouvé que les hommes et les femmes borderline avaient un plus grand taux d'homosexualité que les patients non-borderline. Le pourcentage était plus élevé pour les hommes que pour les femmes (58 % et 16 %).

Dans une autre étude, de 1990, Stone a reporté des taux d'homo ou de bisexualité plus élevés de 16 % pour les hommes et 1 % pour les femmes souffrant de borderline (par rapport aux chiffres des personnes non-borderline)

Une troisième étude de 1993 (Dulit) a trouvé des taux d'homosexualité plus élevés de 48 % pour les hommes et de 14 % chez les femmes borderline par rapport aux personnes non-borderline.

Enfin, une étude menée à Paris en 1995 a reporté un taux d'orientation homosexuelle plus élevé de 16,7 % chez les hommes et de 1,7 % chez les femmes borderline.

Il s'agissait d'études comparatives. Donc, par exemple dans cette dernière étude, cela ne veut pas dire que 16,7 % des hommes borderline étaient homosexuels, mais que le taux d'hommes homosexuels était de 16,7 % plus élevé chez les patients borderline que chez les patients non-borderline.

L'homosexualité peut toujours être définie comme névrose. On peut relativement facilement retrouver quand, comment et pourquoi elle est apparue, elle peut être traitée comme névrose et on peut s'en débarrasser de l'exacte même façon dont on peut se débarrasser de n'importe quelle autre névrose (si on est intéressé à s'en libérer).

Le gros problème est en fin de compte lorsque le patient a « affirmé sa sexualité » et est entré dans le milieu homosexuel.

Surtout les plus jeunes qui se cherchent toujours, dont j'ai parlé plus haut. Ils ne sont pas sûrs d'eux, ils se cherchent et souvent, ils sont complexés.

S’ils entrent dans le milieu homosexuel à ce moment, ils risquent fort de s'y retrouver bloqués. Une fois qu'on y est entré, une fois qu'on a osé « affirmer son homosexualité », il est difficile de revenir en arrière. On est maintenant accepté par une communauté, par un monde, et on a (enfin !) une explication du pourquoi des problèmes que l'on a avec les autres.

Si on a le choix entre « affirmer son homosexualité» et accepter qu’on a une personnalité hésitante, qu'on est complexé et qu’il faut se remettre en question… Le choix est souvent vite fait.

En « acceptant son homosexualité », on se débarrasse tout d'un coup de tous ces problèmes. On est homo, c'est donc la cause des ces problèmes et donc il faut maintenant que les « autres », le « monde extérieur » vous acceptent. Ce qui, en plus, est parfaitement faisable à coup d'actions « coup de poing », de « happenings » et de manifestations.

L'autre problème lorsqu'on entre dans la communauté homosexuelle est qu'il est difficile d'en sortir. Un peu comme si « affirmer son homosexualité » était un niveau supérieur de la personnalité et que de « replonger dans l'hétérosexualité » était une régression.

Tout comme dans n'importe quel autre groupement sectaire, genre Témoin de Jéhovah, il est difficile de faire marche arrière. Si on ressort du mouvement gay, on perd ses amis, son environnement. Il y a beaucoup en jeu et, comme cette personnalité est reliée à un complexe au départ, alors qu'il était difficile de s'affirmer avant, il va de soi qu'il est encore plus difficile d'en sortir.

Du fait où l'homosexualité n'est donc plus considérée comme névrose, les jeunes ou les personnes qui recherchent de l'aide pour s'orienter ou pour s'y retrouver risquent fort de se voir conseiller de « vivre leur homosexualité ».

En gros, aller chez un psy pour faire le point sur sa sexualité revient un peu à aller chez le médecin parce qu'on a mal au bras lorsqu'on le plie et se faire conseiller de ne plus plier le bras.

Ceci en fait un piège dangereux pour ceux qui ne sont pas sûrs d'eux et qui risquent de finir enfermés dans une homosexualité qui ne leur ressemble pas.

Tout comme n'importe quelle autre névrose, elle apporte des avantages à la personne qui en souffre (l'impression d'une plus grande liberté) et des désavantages (on ne peut pas avoir d'enfants, par exemple).

Tout comme n'importe quelle autre névrose, elle n'est pas nécessairement problématique tant qu'on la vit bien et qu'elle ne bloque pas notre quotidien.

Mais tout comme n'importe quelle autre nevrose, il n'est pas judicieux de l'utiliser pour identification et de réduire sa personnalité à ce simple point.

Maintenant, est-ce à la société de changer ou pas ? Il s'agit là d'un point de vue politique, la psychologie étant devenue muette à ce sujet. Pourrait-on interdire à deux personnes souffrant de phobie de se marier ? Non. Donc psychologiquement parlant, le fait d'interdire deux homosexuels de se marier revient à dire que deux personnes dépressives n'ont pas le droit de se marier.

Si nous parlons d'adoption, là aussi, la question est politique. Logiquement, elle devrait être psychologique (autoriserait-on deux personnes souffrant de dépression à adopter?), mais elle ne l'est plus depuis au moins 1973. (Cyril Malka)

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