Le 24 janvier – Le pic de déprime

(26/01-2005) – D’après un professeur en psychologie de l’université de Cardiff (Pays de Galles), Cliff Arnalls, le 24 janvier était le jour constituant le pic de la déprime pour l’année 2005, tout au moins, en Grande Bretagne.

Non seulement le professeur a confirmé le sentiment populaire selon lequel janvier est un mois moralement difficile, mais il a, après de savants calculs désigné le 24 janvier comme le pire des jours. Non seulement la météo était detestable, mais les gens sont endéttés et se sont encore plus endéttés avec les soldes de janvier, les bonnes résolutions de la nouvelle année se sont évaporées, rien ne nous motive et “l’esprit de Noël” a maintenant disparu. D’après Arnalls, les bonnes résolutions ne tiennent qu’une semaine et sont suivies par un retour aux vielles habitudes.

De plus, le 24 janvier était également un lundi, qui marque le début d’une semaine de travail.

Rien de bien réjouissant donc. Mais si on regarde ceci d’un œil positif, cela veut donc dire que le 24 janvier étant passé, tout ne peut que s’améliorer. (Cyril Malka)


09/12/2004

La secte aux robinets miracles

Le robinet miracle

(12/09-2004) – Une arnaque à l’eau douce

Le robinet guérisseur ne fonctionne pas, nous dit un professeur

Il suffit de monter une petite boule sur le robinet de la cuisine et pan ! le miracle est fait. Une meilleure santé et des économies.

C’est ce que promettent les membres de la nouvelle secte contestée des robinets, la secte Shri Ram Chandra Mission qui vend ses petits joujoux au prix de 350 euros la pièce.

Une tromperie

Mais ce n’est pas un bon investissement. Ekstra-Bladet a testé la merveille, mais le résultat a été décevant.

Cela n’étonne pas Erik Arvin, professeur à l’institut de l’environnement et des ressources à l’université :

– Oui, j’ai déjà entendu parler de produits de ce genre, mais je n’ai jamais vu de documentation là-dessus. Et si ce n’est pas documenté, c’est donc une tromperie de haut niveau, dit-il.

Nous avions pourtant espéré une petite lueur de vérité, ici, au journal. Si c’était vrai, nous aurions eu de l’eau divine pour le café et tous les journalistes auraient été en pleine forme, plus sains et plus résistants.

Mais non, nous dit l’expert : – Je n’y crois pas du tout.

Il est même interdit de vendre ce genre de produits au Danemark : – Dans le meilleur des cas, cela n’a aucun effet. Mais il peut y avoir une production de bactéries dans la petite boule, ce qui peut devenir dangereux. De plus, plusieurs des éléments contiennent du nickel, ce qui est dangereux pour les allergiques. C’est pour ces raisons que ce genre de produit n’est pas autorisé, nous dit Erik Arvin qui trouve la vente de cet objet directement immoral.

Arnaquer les malades

– Plusieurs de ces produits promettent monts et merveilles et attirent les personnes souffrantes qui sont prêtes à tout essayer pour survivre ou améliorer leur quotidien. Monter des arnaques de ce genre est vraiment dégoûtant, dit-il.

Erik Arvin croit que ceux qui produisent cet objet ne désirent pas documenter le fonctionnement de leur produit :

– Le risque est tout simplement qu’on pourra parfaitement voir que ce produit est du pipeau, et ce serait mauvais pour le commerce, alors autant ne rien documenter, explique-t-il.

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La bosse des maths n’existe pas

201107061357.jpg (22/08-2004) – Le côté gauche et le côté droit du cerveau travaillent mieux ensemble lorsqu’on travaille avec les mathématiques.

ll y a une différence entre le cerveau des gens ayant la ” bosse des maths ” et les autres. Les adolescents matheux ont généralement de meilleurs résultats lors de tests demandant aux deux hémisphères cérébraux de coopérer. C’est le résultat d’un test qui nous est annoncé dans le journal de Neuropsychologie.

L’étude a porté sur 60 garçons droitiers : 18 d’entre eux matheux (14 ans en moyenne), 18 de niveau mathématique moyen (en moyenne un peu plus de treize ans) et 24 universitaires (moyenne d’âge environs 20 ans).

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Peut-on être programmé à devenir psychotique ?

201107061352.jpg(11/02-2004) – Certains chercheurs pensent que le stress sous la grossesse augmente la probabilité d’avoir un enfant psychotique.

– Ce n’est pas seulement une question d’environnement. Certains chercheurs croient savoir que l’état du liquide amniotique a une influence sur le développement psychologique de l’enfant.

D’après les résultats d’une étude parue dans Psychological Bulletin de janvier 2004, il y aurait une plus haute fréquence d’enfants schizophrènes, dépressifs et souffrant de troubles comportementaux si leur mère était stressée lors de la grossesse. Ce stress influencerait l’équilibre hormonal de la mère et, au travers du liquide amniotique, le fœtus.

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Une dépression pendant la puberté peut influencer la vie adulte

(201107061347.jpg16/10-2003) – Les adultes qui ont eu ne serait-ce qu’une dépression lorsqu’ils étaient adolescents ont de grandes chances de développer une faiblesse psychologique. C’est ce qui ressort d’une étude menée par le docteur Lewinsohn, de l’institut de recherche de l’Oregon (Etats Unis).

Le docteur Lewinsohn a examiné 941 hommes et femmes enclins à la dépression et à d’autres symptômes deux fois. La première fois sous l’adolescence, la deuxième après leurs 24 ans. Les participants ont été examinés la première fois en 1988, alors qu’ils allaient toujours à l’école.

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Nouvelles méthodes contre l’angoisse

201107061342.jpg(09/10-2003) – Les chercheurs ont trouvé une manière plus efficace de ” désapprendre ” la peur. Ceci pourra améliorer le traitement de l’angoisse.

Les thérapeutes comportementalistes ont trouvé une meilleure façon d’aider les patients qui souffrent d’angoisse à surmonter leur peur.

Les neurologues ont comparé différentes façons d’exposer des souris à un stimulus qu’elles avaient appris à craindre. Ils ont trouvé que le fait d’exposer ces rongeurs à une quantité massive du stimulus craint était extrêmement efficace.

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Portrait: Le psy venu du Nord

Du Danemark à Amboise, il n’y a qu’un pas. Franchi allégrement par Cyril Malka, le psychothérapeute qui anime en ville des conférences ouvertes à tous.

Moitié Afrique du Nord par le père, moitié nord de la France par la mère, et voici Cyril Malka qui s’est expatrié dans le Grand-Nord, au Danemark précisément, pendant de nombreuses années. Il a trouvé là-bas une épouse, Britt, écrivain spécialisée dans l’informatique, et une direction pour sa vie professionnelle : la psychologie. Du phénomène des sectes à la réinsertion des drogués, en passant par l’étude des allergies chez les enfants, il a roulé sa bosse. Toujours curieux de nouvelles méthodes, toujours avide de sonder les arcanes du comportement humain.

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Un groupe de recherche a trouvé un gène qui change les effets secondaires des antidépresseurs

(02/10-2003) -Les chercheurs de l’université de Stanford ont identifié un gène qui pourrait expliquer pourquoi certaines personnes ressentent des effets secondaires des antidépresseurs et d’autres, non.

Lors de cette recherche, ils ont également vu que certains des enzymes clefs, qui participent au catabolisme des anti-dépresseurs dans le foie n’ont apparemment aucune influence sur ces effets secondaires.

Cette découverte peut mener à une diminution des effets secondaires pour les patients sous traitement médicamenteux.

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01/05/2003

Un transfugé mort de faim

Cyril1998

(05/01-2003) – Un ancien membre de la Scientologie a cessé de manger après avoir essayé pendant des années de se libérer de la secte. Des chercheurs qualifient le système de formation de la secte de lavage de cerveau.

Dans la ville française de Doulaincourt vit une mère malheureuse. Il y a 11 ans, son fils est parti pour le Danemark pour commencer l’école d’élite de la Scientologie. Elle ne l’a jamais revu.

” Je ne sais pas ce que ces personnes lui ont fait”, dit Mme F.. Son fils Eric Rubio est mort à 35 ans en janvier 2002, dans la ville de Rödby, en Lolland. Il pesait 45 kg et à la fin de sa vie ne se nourrissait que de citron et d’ail. Eric Rubio n’était pas à la hauteur des exigences de la Scientologie.

Il a passé par le système punitif de la secte, ce qui a dégradé son état. Après quelques années seulement au Danemark, il souhaitait déjà rentrer chez lui. 8 ans plus tard, il n’était toujours pas parti. “E. Rubio était une personne psychologiquement faible déjà avant qu’il se fasse convaincre par les prosélytes de Scientologie dans les rues de Paris. On l’est par définition quand on cherche à faire partie d’une secte”, dit Cyril Malka, psychanalyste franco-danois et auteur de plusieurs rapports sur la psychologie des sectes.

Il indique qu’une personne [entrant dans une secte] est par définition une personne qui n’est pas forte psychologiquement, et que c’est justement ce genre de personne que les sectes recherchent. E.Rubio a quitté la Scientologie en 1997, mais il n’a jamais pu se défaire des liens psychologiques ainsi tissés.

A sa mort, il payait chaque mois 1.000 Dkk (couronnes danoises = 1 DKK vaut à peu près 0,13 euros, ndt) de son aide sociale à la Scientologie, en rétorsion pour avoir quitté la secte intempestivement 4 ans plus tôt.

La porte-parole de la Scientologie pour l’Europe, la Finlandaise Tarja Vulto, nie que la Scientologie ait quelque chose à voir avec la mort du français.”

E. Rubio ne voulait pas recevoir les services que nous avons en Scientologie. On aurait pu faire beaucoup plus lui”, dit-elle.

Cyril Malka lui donne raison “On ne peut accuser la Scientologie de la mort d’Eric Rubio. Il était psychologiquement malade et il se disait qu’il ne devait pas manger. Mais il n’aurait jamais dû avoir de contact avec la secte”.”

Les sectes contrôlent leurs membres grâce à un mélange de travail physique extrêmement dur et de lavage de cerveau. On fait comprendre aux membres qu’il y a quelque chose qui ne va pas s’ils n’arrivent pas à la hauteur des exigences. Eric Rubio ne s’est jamais ressaisi mentalement après sa rencontre avec la Scientologie”.

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En thérapie avec Dieu

Cyril Malka (2006)

(26/07-1999) – En tant que thérapeute, il faut être très prudent lorsqu’on touche la croyance et l’image divine du patient. Il faut reconnaître le besoin religieux et l’impliquer dans le traitement

Il y a quelques jours, Kristeligt Dagblad a publié deux articles sur la psychothérapie et la croyance (le 26 et le 30 juin) et sur le traitement des victimes des sectes.

Et ces articles, bien que donnant des réponses à certaines questions, en soulèvent d’autres. Par exemple, en tant que thérapeute, comment peut-on ne pas toucher à la croyance des gens ? Est-ce possible ?

D’abord, il nous faut ouvrir une petite parenthèse sur l’utilisation du vocabulaire.

Je suis analyste. La psychanalyse a été inventée par Freud et comprend trois parties: des théories, une forme de thérapie et une méthode de recherche.

C’est à dire qu’un analyste ou un thérapeute peut utiliser la psychanalyse comme un outil, pour aider le patient.

Nous pouvons comparer ceci à un docteur qui utilise la chirurgie pour curer un patient ayant un grain de beauté qui a dégénéré. Ceci ne transforme pas le généraliste en chirurgien.

De même manière, les professionnels, habitués aux victimes des sectes, savent quand et à qui ils doivent envoyer les gens lorsqu’ils ont fait leur travail.

Du fait où il n’y a pas beaucoup d’analystes au Danemark, je ne peux pas m’autoriser à limiter mon article à cette branche. C’est pour cette raison, que je vais centrer cet article sur des considérations générales par rapport à la psychothérapie, que l’on propose aux victimes des sectes à pas mal d’endroits.

Ceci peut être des psychologues, des organisations de volontaires, des psychiatres qui utilisent la psychothérapie ou tout simplement des psychothérapeutes ou juste des gens qui donnent un coup de main aux autres qui se sont perdus dans une secte et en sont ressortis avec des cicatrices à l’âme et qui doivent maintenant être ‘raccommodé’.

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