Comment détecter les mensonges ?

Menteur

(06/11-2014) – Il est assez difficile de me mentir. Bien sûr, c’est faisable. Tout est faisable ! Mais très souvent je pénètre les mensonges.

On m’a de temps à autre demandé (pas moins mes enfants) comment je faisais. Il y a des méthodes, qui d’ailleurs sont utilisées par la police et qui peuvent vous aider à y voir plus clair. Ce sont ces méthodes que nous allons voir dans cet article.

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Avant tout, sachez que pour certaines personnes, le mensonge est devenu réalité.

En gros, ces personnes croient à leurs propres mensonges et pour cette raison, certains de ces signes peuvent ne pas être là, pour la bonne raison que dans son esprit, cette personne ne ment pas.

Le texte qui suit est surtout conçu pour voir le mensonge chez une personne qui n’est pas menteuse pathologique.

Les signes qui indiquent qu’on est en train de vous mentir

  • La personne qui ment extériorise moins, donc vous verrez que les mouvements physiques (mains et bras) sont beaucoup moindres qu’en temps normal et que très souvent les mouvements des bras seront dirigés vers le corps de cette personne et non vers l’extérieur.

     

  • La personne qui ment évitera de vous regarder dans les yeux.
     
  • La personne qui ment touchera, éventuellement nerveusement, son visage, sa gorge et sa bouche. Elle se grattera le nez ou derrière les oreilles. Il y a peu de chances pour qu’elle touche sa poitrine ou son cœur avec une main ouverte.
     
  • Les mouvements émotionnels sont décalés, car la personne qui ment est obligée de réfléchir aux émotions que celle-ci doit laisser paraître. Pour cette raison, il y a un petit délai avant que l’émotion ne soit exprimée, celle-ci reste « en route » plus longtemps qu’elle ne le devrait et stoppe tout d’un coup. Ceci, car l’émotion est calculée.
     
  • Le délai de temps entre les mouvements et les mots, ce qui est dit et ce qui se fait, est décalé par rapport au même délai chez une personne qui ne ment pas. Si, par exemple, vous donnez la toute dernière expansion de World of Warcraft à votre conjoint, et que celui-ci en est heureux, il dira par exemple : Waow! super! et il sourira. Il sourira après avoir dit « Waow! Super! » La personne qui ment sourira en même temps qu’elle dira : « Waow! Super! »
     
  • Souvent, les mouvements et les expressions ne vont pas tout à fait de paire (avant que la personne ne réagisse et change cela bien sûr). Cela pourra être de dire « Waow! Super! » tout en fronçant les sourcils.
     
  • Les expressions du visage sont souvent limitées aux mouvements de la bouche lorsque quelqu’un ment. Par exemple, lorsque quelqu’un sourit, on ne voit pas le sourire que dans la bouche, mais les joues, les yeux, les mâchoires, le front, etc. Mais si c’est un sourire commercial ou un mensonge, seule la bouche sourira.
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    Comment Détecter les Mensonges
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  • Une personne qui ment se comportera de façon défensive. Une innocente ira plus souvent à l’offensive.
     
  • Un menteur n’aime pas être face à la personne qui le questionne et tournera la tête ou le corps de façon à ne plus être de face. Une fuite, dira-t-on.
     
  • Un menteur pourra, inconsciemment, placer des objets (livre, verre, cuiller, etc.) entre lui-même et la personne qui le questionne.
     
  • Le menteur reprendra souvent vos mots afin de composer sa réponse. C’est-à-dire que lorsque vous lui demanderez : — As-tu pris le billet de cinq euros qui étaient dans mon sac ? le menteur répondra : — Non, je n’ai pas pris le billet de cinq euros qui étaient dans ton sac. Une façon de donner plus de poids à ses propos.
     
  • Le menteur parlera plus que naturellement, tout en ajoutant des détails qui ne sont pas nécessaires pour la compréhension afin de vous convaincre. Ils n’aiment pas les pauses dans une conversation.
     
  • De même, les mots ne sont pas prononcés très clairement et vous entendrez des erreurs flagrantes de syntaxe ou de grammaire.
     
  • Les menteurs évitent de mentir en ne disant rien de direct. C’est-à-dire qu’ils se contenteront de répondre à vos questions plutôt que de nier directement.
     
  • Ceux-ci utiliseront l’humour (sarcasme ou ironie) afin d’éviter le sujet qui les gêne.
     
  • Le menteur risque d’oublier des pronoms en parlant, car il est concentré sur le fond de ce qu’il doit dire. De plus, il parlera souvent d’un ton plus monotone. Si vous alternez les questions vous remarquerez que les réponses honnêtes ont plus de variations que celles sur lesquelles il vous ment.
     
  • Si vous soupçonnez quelqu’un de vous mentir, changez de conversation tout d’un coup. Le menteur vous suivra dans ce sujet, tout content de parler d’autre chose. La personne innocente sera déstabilisée par le changement de sujet et voudra essayer d’y revenir.

N’oubliez pas de ne pas vous contenter de suivre cette liste à la lettre. Comparez ces comportements aux comportements de base de cette personne.

Pour en savoir encore plus, voyez le texte: Mensonges et direction du regard ici et voyez notre formation vidéo de trois heures ici. (Cyril Malka)

© 2008 – 2014 – Malka

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  • Jeanne Rousselot-Champauzas says:

    Comme le BIEN, la VERITE triomphera et Ils auront toujours le dernier mot. Alors soyons et restons confiants et optimistes, nous récoltons et récolterons toujours ce que nous semons ou avons semé, c’est aussi une simple et immuable loi de la Nature en général; et la nature humaine n’en est-elle pas exactement à son image ?
    Excellente Journée à Tou(te)s, qui recevez ces messages, d’une façon ou d’une autre, et sur quelque plan que ce soit.
    NAMASTE ! Que le Meilleur soit, pour Tous et pour Chacun !
    La Vie est Belle quand l’Homme est Audacieux !
    Sourions à la Vie et la Vie nous sourira, mais tâchons de choisir les Bonnes et Meilleures Nourritures aussi pour nos corps, nos âmes et nos Esprits. MERCI, MERCI, MERCI et encore : MERVEILLEUSE JOURNEE ENSOLEILLEE, au moins de l’Intérieur, à TOU(TE)S ! Bien Amicalement, Jeanne.

  • Giulia says:

    Bonjour,
    En fait, j’ai remarqué que mon ancien psychiatre mentait (ou, au minimum de chez minimum, ne disait pas la vérité) non tellement dans son comportement, mais tout simplement parce que son discours en lui-même ne tenait absolument pas debout. Je n’ai en aucun cas tenu compte de son comportement ni quoi ou qu’est-ce, je me suis contentée d’écouter uniquement le fond de son discours, et le fond de son discours lui-même ne tenait pas la route sur toute la ligne.

    Ma psychiatre actuelle pensait que je ne disais pas la vérité car mes propos était confus, que j’avais des moments où j’oubliais des morceaux du discours et que j’étais pas mal sur la défensive. Quelques mois plus tard, en lisant le fameux formulaire que je lui avais apporté (l’objet du litige avec mon ancien psychiatre était une histoire de fausse déclaration dans un formulaire administratif), elle est devenue livide, puis a manqué de faire une syncope (et je n’exagère pas). Elle a immédiatement compris que je ne pouvais pas lui inventer cette histoire de fausse déclaration, et que si j’étais sur la défensive, c’est que mon ancien psychiatre lui-même m’a faite passer pour une patiente qui fabule auprès de ma mère d’abord, auprès d’elle ensuite (la peur que ça se renouvelle. Or, ceux qui me connaissent bien savent que quand je suis sur la défensive, c’est que intuitivement, j’ai perçu que quelque chose cloche et qu’on veut me faire passer pour une nana pas fiable, souvent pour le motif que je suis soignée en psychiatrie).

    En fait, les comportements que vous décrivez ici étaient chez moi les signes d’un traumatisme que je revivais (dixit ma mère, ma généraliste et ma psychiatre à l’heure actuelle).

    Chez moi, quand je mens (et c’est extrêmement rare), ça va se voir comme mon nez au milieu de la figure au niveau des faits eux-mêmes.
    Mais il faut tenir compte de la dyscalculie (par exemple, je peux dire que j’ai dépensé 30€ alors que j’en ai dépensé 40 non par mensonge, mais par erreur de calcul liée à ce trouble des apprentissages), de la surdité unilatérale (quand je dis que c’est untel qui m’a agressé par derrière alors que c’est une autre personne, tout simplement par défaillance/absence de localisation sonore), du TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité, qui peut me faire penser que j’ai rangé la vaisselle alors que je ne l’ai pas rangée. Dans ce cas, je m’empresse de réparer cet oubli) et des traumatismes subis et jamais véritablement réparés.

    Donc quelqu’un qui ne me connait pas bien peut penser, au vu des comportements décrits dans ce blog, que je suis une menteuse alors qu’en réalité, il s’agit d’une addition de “petits” problèmes qui, mis bout à bout, donnent une certaine conclusion alors que si on creuse un tant soit peu, la réalité est toute autre (exactement comme quand ma psy a émis l’hypothèse d’un trouble alimentaire alors que quand on creuse un tant soit peu, et elle n’a pas hésité à creuser beaucoup, on s’aperçoit que cette hypothèse ne colle pas avec les informations factuelles. Elle s’est d’ailleurs aperçu que son hypothèse de trouble alimentaire ne tenait absolument pas la route, et a reconnu qu’elle voit très rarement ce que j’ai dans sa pratique. Quant à la combinaison surdité + TDAH, elle m’a reconnu que c’est une première dans sa carrière de médecin psychiatre).

    C’est pour ça que en ce qui me concerne, je me fie beaucoup plus au fond du discours qu’au comportement : il est excessivement difficile de se fier au comportement quand on ne connait pas la personne à fond.

    Pour moi, me fier au fait que dans son discours, je suis une fabulatrice (hélas, je ne peux pas inventer un texte de loi qui n’existe pas), une moins-que-rien, qu’avec le bac je ne comprends rien aux sujets techniques ni même à quoi que ce soit de la vie, que ma psy aurait du m’enfermer depuis longtemps si elle avait été une bonne psychiatre, que ma mère aurait du me donner aux services sociaux car on n’aurait jamais obtenu “ça” me révèle bien davantage que la personne ment : elle utilise non les faits (que ce qu’elle me demande est interdit) mais la personne que je suis (soignée en psychiatrie, quelqu’un qui n’a que le bac, qui a 25 ans, qui vit avec sa mère, qui n’a pas de petit copain), et c’est le genre de discours qui me révèle bien davantage que la personne ment. Donc comme la personne en face ne sait pas comment se dépatouiller de ses mensonges, elle utilise tout ce qu’elle peut trouver pour me décrédibiliser, par exemple en utilisant des détails de ma vie.

    Au passage, mon ancien psychiatre (qui travaille dans le même service que ma psychiatre) a été tellement pris au piège de ses mensonges (qui ont bel et bien été prouvés, et j’en ai apporté les preuves auprès de sa chef, à savoir ma psy) et de ses attaques pour me décrédibiliser que maintenant, il est décrédibilisé.

    Je n’ai pas fait grand-chose, juste mis des preuves quasiment impossibles à réfuter en face de sa chef et du reste de l’équipe. Depuis, il n’ose jamais me regarder en face quand je le croise dans les couloirs de l’hôpital !!

    • Cyril Malka says:

      Néanmoins, il est maintenant bien établi que Diallo mentait.

      Il y a bien entendu des réserves à prendre et l’on ne peut pas toujours utiliser certaines méthodes dans certains cas, c’est un fait. Mais je n’avais aucune raison d’en parler dans cette analyse. Je me suis contenté de pointer sur ce qui était important pour la compréhension.

      Amicalement,

      Cyril

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