L’OMS ajoute le trouble du jeu à sa liste

Gamer

(08/01-2018) - L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ajoute 6D11 - le trouble du jeu (gaming disorder) a sa liste de maladie et de trouble qui est à paraître.

Avec la montée en flèche des "e-sports" (sports virtuels) et de leurs compétitions, où est la limite entre le passe-temps et l'addiction?

Le trouble du jeu sera placé dans la catégorie "troubles dus à un comportement addictif". C'est la même catégorie que le trouble du jeu de hasard ou d'autres comportements addictifs sans substances (tels la drogue ou l'alcool).

Le trouble du jeu est similaire au DSM-5: Addiction au jeu internet.

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Le DSM-5 est la plus nouvelle révision du manuel utilisé par les psychiatres pour catégoriser et diagnostiquer les troubles mentaux.

Les conditions du trouble

D'après la description indiquée dans l'ébauche, il y aura trois caractéristiques clefs au trouble du jeu:

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    Contrôle altéré du jeu: L'individu ne contrôle pas combien de temps et quand jouer
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    Priorité augmentée donnée au jeu: Le jeu est plus important que les autres activités de la vie et que les autres activités quotidiennes
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    Continuation ou escalade du temps utilisé au jeu malgré les conséquences négatives qui en découlent

Ces symptômes devront être évidents et constants sur 12 mois, à part s'ils sont tellement graves qu'il faille agir avant.

Le jeu en question peut être online ou offline, multijoueurs ou solo.

Seule exception sont les jeux qui contiennent des aspects de jeu de hasard, tel le poker en ligne ou autres casinos en ligne. Ceux-ci, bien que virtuels, tombent sous la définition de dépendance de jeu de hasard.

Il y a des discussions quant à certains jeux, tel Overwatch de Blizzard et Star Wars Battlefront II. On n'est pas sûr de parler d'addiction au jeu ou d'addiction aux jeux de hasard. En effet, ces jeux se basent sur un système de "loot box" (boîtes de butin). Une loot box est une "boîte virtuelle" qui contient des objets ou des améliorations au personnage. Les joueurs achètent ces boîtes avec de l'argent réel ou ils peuvent les acheter avec une monnaie virtuelle qu'ils se procurent en travaillant dur. Jeu ou jeu de hasard? Certains pays, telle la Belgique, préparent une législation pour interdire ce genre de pratique.

Où est la limite?

D'après le docteur Richard Graham, de l'hôpital psychiatrique Nightingale à Londres, il s'agit là d'une bonne idée, mais il comprend que cela risque d'effrayer certains parents et qu'ils risquent alors de considérer un enthousiasme pour un certain jeu comme une addiction sérieuse.

Les gens que vous connaissez ne souffrent probablement pas du trouble du jeu. La limite semble être le niveau de modération.

On peut être passionné de vin ou de bière et on peut aller jusqu'à en faire soi-même. Est-ce que cela veut dire qu'on est addict? Sûrement pas.

Mais si quelqu'un ne peut pas fonctionner ou ne peut pas vivre sans son hobby, que ce soit bière ou jeu, là on dira, médicalement, qu'il y a un problème.

Si les addictions ou les problèmes d'addiction vous intéressent, j'ai tenu un webinaire en deux parties sur le sujet. Vous pouvez les voir ci-dessous. (Cyril Malka)

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