Jusqu’à deux fois plus de cas de dépression chez les végétariens

(20/09-2017) - De nos jours, on vante souvent les bienfaits du végétarisme. Mais apparemment, il y a des choses qu'on oublie de mentionner, entre autres, le revers de la médaille et que toutes les études faites sur le sujet indiquent que la santé psychologique des végétariens est plus en danger que celle de ceux qui mangent de la viande. La raison serait biologique: les végétariens ont une carence en Omega-3, en vitamines B12 et en acide folique (vitamines B9), ce qui augmenterait le risque de dépression.

Il y a eu plusieurs études sur le sujet ces dernières années:

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    Une large étude menée en Australie en 2007 sur un grand nombre de femmes australiennes âgées d'une vingtaine d'années a trouvé qu'il y avait un risque de dépression plus élevée chez les végétariennes que chez les non-végétariennes (22% chez les végétariennes contre 15% de celles qui ne l'étaient pas).
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    Une étude de 2012, qui portait sur 1046 femmes australiennes, a également conclu que de ne manger que peu ou pas de viande rouge était associé à presque le double de cas de dépression et d'angoisses.
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    Une étude norvégienne de 2002 menée sur des étudiants indique que les dépressions étaient doublées chez les garçons qui ne mangeaient pas de viande par rapport à ceux qui en mangeaient. Pour les filles, la proportion était d'un tiers de plus de dépression chez les végétariennes que chez les autres.
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    En 2001, une étude au Minnesota (USA) indiquait que les adolescents végétariens avaient plus de risques de développer des troubles de l'alimentation et un plus grand nombre avait contemplé le suicide.
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    En 2005, une étude turque sur les adolescents indiquait que les végétariens obtenaient un plus haut score sur l'échelle de l'angoisse que les autres.

Les carences

Un grand nombre d'études indique un plus grand risque de dépression, d'angoisses, voire de tendances suicidaires chez les végétariens que chez les autres.

C'est également la conclusion du nouveau rapport, "Vegetarian diets and depressive symptoms among men" qui sortira dans le Journal of Affective Disorders en janvier 2018 (vous pouvez néanmoins télécharger ce rapport -- en anglais -- ici).

La raison de ce problème est tout simplement biologique: les végétariens sont en manque d'acide eicosapentaénoïque qui est un acide gras polyinsaturé oméga 3 et n'existe que dans la viande, ainsi qu'un manque d'acide docosahexaénoïque qui est un acide gras majoritairement présent chez les organismes marins. D'après certaines études, le manque d'acide eicosapentaénoïque augmenterait le risque de dépression.

Le manque de vitamine B12 jouerait également un rôle important. La vitamine B12 joue un rôle important pour prévenir le déclin cognitif et la démence. Si votre esprit est souvent brouillé ou si vous avez souvent des problèmes de mémoire, cela pourrait indiquer un manque de vitamines B12.Un manque de vitamine B12 affectera la chimie de votre cerveau et votre taux de sérotonine, un neurotransmetteur associé au plaisir et la dopamine, un régulateur d'humeur sera affecté. Et cela augmentera donc tout naturellement les risques de dépression et d'anxiété.

Les végétariens sont plus susceptibles de souffrir d'une déficience en vitamines B12, car on trouve celle-ci dans les produits animaux: viande de boeuf, crustacés, oeufs et produits laitiers. Les végétariens ont donc besoin de beaucoup de lait de coco ou d'huile de coco pour essayer de rattraper cette carence, mais c'est rarement suffisant.

Enfin, le manque d'acide folique serait également lié à un plus gros risque de dépression, d'après une étude faite en 2012. Mais les végétariens peuvent parer relativement facilement à cette carence en mangeant grand nombre de légumes tels que les épinards et autres légumes verts ou des avocats.

Les excès

Non seulement ces carences jouent un rôle dans la dépression des végétariens, mais les abus de certains autres produits jouent un rôle tout aussi important.

D'après l'étude à paraître en janvier 2018, les végétariens ingurgitent de grosses quantités d'Omega-6 qui sont des acides gras polyinsaturés que l'on trouve dans la plupart des huiles végétales, graines et céréales.

Si ces acides gras sont essentiels (notre corps ne peut pas les synthétiser), il faut faire attention à ne pas les prendre en trop grosses doses. Si on les prend en trop grosses doses, ces Omega-6 ne peuvent alors pas être utilisés comme carburant par notre corps et ils sont alors incorporés dans les membranes cellulaires et là, ils peuvent faire pas mal de dégâts. Non seulement on a un plus grand risque de tomber dans la dépression, mais on risque grand nombre de problèmes physiques tels que les attaques cardiaques.

La conclusion de ce rapport, ainsi que des études antérieures serait que si le fait d'être végétarien peut apporter quelques avantages, c'est également associé à de gros risques et ce n'est pas aussi sain que les adeptes veulent bien le faire croire.

Le mieux reste apparemment une nourriture saine et équilibrée qui contient un peu de tout. (Cyril Malka)

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  • Ghostden says:

    Bonjour,

    En premier lieu, il est possible de combler les carences en vitamines B12 par des compléments. On en trouve assez facilement et avec des compositions 100% naturelle et biologique.

    En second lieu, ces études purement centrées sur l’aspect physiologique omettent un détail : le végétarien/végétalien/végan change son mode d’alimentation, ce qui le conduit nécessairement à modifier ses habitudes de vie et peut avoir tendance à l’isoler un peu de ses anciennes relations qui continuent de s’alimenter sur un mode “traditionnel”. L’isolement relatif (au début du moins) peut conduire à de petites périodes de déprime. Sans compter le fait qu’il est difficile de se sentir pleinement heureux (ce qui n’est le cas de personne de toute façon) quand on voit le monde avec la vision d’un végétarien (abattoirs dignes des camps de concentration – oui j’assume -, transports marchandisés, conditions de vie abjectes qu’on ne souhaiterait même pas à son pire ennemi,…)

    Pour terminer, je dirai que vous occultez complètement la part d’idéalisme qui conduit un individu à devenir végétarien. C’est une vocation plus qu’un changement alimentaire, le végétarien veut contribuer à rendre ce monde moins violent et plus juste envers les autres espèces qui l’habitent. Une fois qu’il a pris conscience de cette “vocation” à transformer le monde (même à sa petite échelle), il peut difficilement revenir en arrière et doit naviguer en eaux troubles avec ses habitudes et celles de ses proches, ses convictions, ses carences potentielles (rarement dramatiques avec des compléments une fois encore).

    Bien que ce blog reflète votre opinion, j’ai le sentiment qu’il reflète peut-être même celles d’un grand nombre de thérapeutes et spécialistes dont l’intelligence semble, tout comme à vous, ne pas manquer. Et cela me fait un peu peur… Quand je repense à d’autres articles comme le “lien” entre les gothiques et le suicide, les jeux vidéos violents qui ne rendent pas agressifs, ici les végétariens dépressifs… Bref, j’attends avec impatience les sportifs qui deviennent impuissants, la drogue qui rend intelligent, la nourriture bio qui fait devenir raciste, la musique classique qui rend snob,…

    Je vous invite en dernier lieu à regarder certaines vidéos existantes sur le sujet (éviter avant de dormir ou avant un repas) et vous comprendrez sûrement pourquoi certains végétariens prennent le risque des carences et de petites déprimes…

    • Cyril Malka says:

      Bonjour,

      En premier lieu, il est possible de combler les carences en vitamines B12 par des compléments. On en trouve assez facilement et avec des compositions 100% naturelle et biologique.

      Je n’ai jamais prétendu le contraire, néanmoins, grand nombre de végétariens souffrent de ce manque. De plus, vous avez loupé le passage qui le précède qui parle du manque

      “d’acide eicosapentaénoïque qui est un acide gras polyinsaturé oméga 3 et n’existe que dans la viande, ainsi qu’un manque d’acide docosahexaénoïque qui est un acide gras majoritairement présent chez les organismes marins. D’après certaines études, le manque d’acide eicosapentaénoïque augmenterait le risque de dépression.”

      Pour ça, on fait comment?

      En second lieu, ces études purement centrées sur l’aspect physiologique

      Oui, mais que vous le vouliez ou non, l’être humain est en premier lieu un organisme biologique et en tant que tel, il est soumis à certaines lois naturelles.

      Une carence en certaines vitamines ou minéraux peut avoir des effets désastreux sur la santé physique et mentale. Rien de nouveau là-dedans. Je suis sûr que vous avez entendu parler du scorbut et autres maladies de ce genre.

      omettent un détail : le végétarien/végétalien/végan change son mode d’alimentation, ce qui le conduit nécessairement à modifier ses habitudes de vie et peut avoir tendance à l’isoler un peu de ses anciennes relations qui continuent de s’alimenter sur un mode “traditionnel”.

      Donc nous parlons ici d’un comportement sectaire.

      L’isolement relatif (au début du moins) peut conduire à de petites périodes de déprime.

      Intéressant. Vous avez des chiffres pour soutenir ce que vous me dites, là?

      Comprenons-nous bien: si vous faites ce genre de conclusion sans pouvoir étayer vos dires d’études ou de preuves, nous parlons ici de “psychologie de comptoir”, et ce n’est pas le style de cette page. Comme vous pouvez le constater, toutes les choses qui sont avancées ici sont soutenues par des études et des références que vous pouvez parfaitement retrouver vous-même. Des fois, même, comme dans ce cas, vous avez un lien direct vers le rapport en question.

      Vous pouvez parfaitement y opposer un autre point de vue, mais dans ce cas, il nous faut des chiffres et des études, parce que “l’isolement relatif peut conduire à de petites périodes de déprime” n’a, scientifiquement parlant, aucune valeur si rien ne supporte cette assertion.

      Je sais qu’en France, on est toujours accro à la psychanalyse qui tient plus de la philosophie ou de la religion que de la science. Ce n’est pas le cas sur mon blog comme dans la plupart du reste du monde.

      Sans compter le fait qu’il est difficile de se sentir pleinement heureux (ce qui n’est le cas de personne de toute façon)

      Vous connaissez tout le monde pour pouvoir prétendre que personne ne se sent pleinement heureux? Là aussi, avez-vous des chiffres pour me prouver cet argument?

      À commencer par moi, je me sens pleinement heureux, ma femme aussi, que je sache et une foule d’autres personnes de mon entourage et une foule de mes lecteurs ou de mes anciens clients. Si vous ne vous sentez pas pleinement heureux, peut-être vous faudrait-il réviser certaines choses plutôt que de prétendre que personne ne l’est.

      Pour terminer, je dirai que vous occultez complètement la part d’idéalisme qui conduit un individu à devenir végétarien.

      Je ne l’occulte pas. Cela ne faisait pas partie de la recherche de laquelle je parle. C’est un autre sujet. Si un jour, il y a une recherche basée là dessus et si j’y trouve des choses intéressantes ou susceptibles d’intéresser mes lecteurs, j’en parlerai sûrement.

      C’est une vocation plus qu’un changement alimentaire, le végétarien veut contribuer à rendre ce monde moins violent et plus juste envers les autres espèces qui l’habitent. Une fois qu’il a pris conscience de cette “vocation” à transformer le monde (même à sa petite échelle), il peut difficilement revenir en arrière et doit naviguer en eaux troubles avec ses habitudes et celles de ses proches, ses convictions, ses carences
      potentielles (rarement dramatiques avec des compléments une fois encore).

      Transformer le monde, ça, c’est sûr… Mais pas en mieux.

      Encore une fois, vous n’avez pas de chiffres pour étayer vos dires. Restons dans les faits. Et d’accord, parlons changement du monde.

      Manger de la laitue est plus de trois fois pire que de manger une tranche de bacon pour ce qui est de l’émission de gaz de serres. La plupart des légumes utilisent plus de ressource par calorie que la viande. Surtout les aubergines, le céleri et les concombres. Vous pouvez lire cette étude avec les mesures de la pollution, etc. ici: https://link.springer.com/article/10.1007/s10669-015-9577-y

      Et je ne parle pas des animaux massacrés lors du passage des moissonneuses.

      Que je sache, l’un des points importants du mouvement végétarien est que chaque vie est importante, quelle que soit sa taille ou importance. Comme Ingrid Newkirk, du PETA l’a dit: “a rat, is a fish, is a dog, is a boy.” (un rat est un poisson est un chien est un garçon). Il n’est pas “mieux” de tuer un lapin, ou un rat que de tuer un porc ou un mouton.

      En fait, également d’après les calculs (voir l’étude S.L. Davis du Department of Animal Sciences at Oregon State University, Corvallis en 2001), plus d’animaux sont tués pour un végétarien que pour un omnivore. Davis a trouvé une étude qui mesurait le nombre de souris par hectare de champ avant et après le passage des moissonneuses et il a multiplié les chiffres pour voir à combien d’animaux cela coûterait la vie si les US devenaient végétariens. Puis il a calculé si la moitié des champs était utilisé pour élever des vaches, veaux, moutons, etc.

      Et donc il y aurait 300.000 morts d’animaux de moins par an si tout le monde était omnivore que si tout le monde était végétarien. Ceux qui coûteraient la vie à moins d’animaux seraient (dans l’ordre): Le boeuf, le mouton et les produits laitiers.

      Donc point de vue environnement, les végétariens ne polluent pas moins et ne tuent pas moins d’animaux que les omnivores, bien au contraire.

      Bien que ce blog reflète votre opinion,

      Non. Ce blog ne reflète aucunement mon opinion. Je parle d’études, de recherches et de certaines constatations. Je pense que le seul endroit sur ce blog où on trouve mon opinion est dans certains commentaires (mais pas dans celui-ci où je me contente de citer quelques faits).

      Je n’ai mon opinion que sur mon blog personnel qui est sur http://cyrilmalka.fr

      j’ai le sentiment qu’il reflète peut-être même celles d’un grand nombre de thérapeutes et spécialistes dont l’intelligence semble, tout comme à vous, ne pas manquer. Et cela me fait un peu peur… Quand je repense à d’autres articles comme le “lien” entre les gothiques et le suicide, les jeux vidéos violents qui ne rendent pas agressifs, ici les végétariens dépressifs…

      Ces articles font référence à des études. Et je me contente de les citer. Que cela soit à la mode ou pas. Que cela soit populaire ou pas. Que cela soit politiquement correct ou pas. Si la science se met à genoux pour la politique ou pour la bien-pensance, nous voici revenus au IIIe Reich. Si les travaux faits dans le domaine de la psychologie vous déplaisent ou ne cadrent pas avec vos opinions, ne les lisez pas, tout simplement.

      Bref, j’attends avec impatience les sportifs qui deviennent impuissants, la drogue qui rend intelligent, la nourriture bio qui fait devenir raciste, la musique classique qui rend snob,…

      Ne venez-vous pas d’écrire que de ne pas manger d’animaux transformerait le monde, contribuer à ce qu’il soit moins violent? Ça, par contre, même avec des chiffres qui vous prouvent le contraire, ça ne vous gêne pas aux entournures, alors?

      Je vous invite en dernier lieu à regarder certaines vidéos existantes sur le sujet (éviter avant de dormir ou avant un repas) et vous comprendrez sûrement pourquoi certains végétariens prennent le risque des carences et de petites déprimes…

      Vu qu’un nombre important de végétariens contemple le suicide, je ne dirais pas qu’il s’agit de “petites déprimes”, ou alors, nous n’avons pas la même conception de ce terme.

      Mais bon, toujours d’après les études, 84 % des végétariens et des vegans reviennent à la viande, ce qui laisse de l’espoir pour leur santé physiologique et mentale.


      Amicalement,

      Cyril

      Oui, vous pouvez suivre une thérapie à distance avec Cyril Malka ! Plus d’informations ici => http://malka.fr/912/

      Cyril Malka sur Google+ => https://plus.google.com/+CyrilMalka

  • J’ai une amie qui était végétarienne avant de devenir mère, et je me demande parfois aussi si les végétariens n’ont pas, aussi, une tendance à focaliser sur les nouvelles négatives. Souvent, ils sont aveugles par rapport aux sujets de la santé des animaux élevées pour l’alimentation industrielle.

    Si on pense toujours que les carnivores sont fous et que tout est négatif vis à vis ‘des autres’, on est est presque comme dans une secte religieuse qui pense plis souvent au malheur dans le monde, et donc ceci augmenterai l’effet negative d’une carrence de vitamines…

    Peut-être pas une théorie scientifique, mais j’ai trouvé cela intéressant. ?

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