Secoue-toi, vieux !

05/06/2001
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201107061100.jpg Tout le monde procrastine (traînasse) ! Au moins de temps en temps. On renvoie certaines choses à demain et quand on est demain, on les renvoie à après-demain. Notre espoir magique est que d’une manière ou d’une autre, cette tâche se réglera miraculeusement. Cet espoir est généralement relié à un sentiment rongeant de culpabilité, d’humiliation de soi-même et, en fin du compte, d’abattement.

Lorsqu’on voir le problème et son étendue, on se dit qu’il est bizarre qu’on n’ait rien écrit sur le sujet. D’autres recoins psychologiques ont été disséqués et on s’est beaucoup occupé des problèmes qui sont sur la périphérie de cette mauvaise habitude: La motivation, la prise de décisions, le manque de contrôle, la fantaisie, le stress, les idées fixes…

Mais il manque toujours une information sur la manière dont le fait de traînasser et ces problèmes périphériques sont liés et surtout, ce qu’on peut faire. C’est ce que nous allons faire ici.

Lorsqu’on procrastine, on procrastine dans deux zones : 1) Le développement personnel et 2) l’entretien de soi-même.

Procrastiner dans une zone de développement personnel veut dire éviter d’essayer de trouver une position de vie plus intéressante que la position ennuyeuse et pas trop inspirante dans laquelle on se trouve.

Cela peut vouloir dire interrompre ses études, reculer le moment où on va passer un examen. De cette manière on diminue ses chances de faire carrière. Cela peut-être aussi ne pas réserver la maison à temps avant les vacances et de par ce fait, ne pas pouvoir aller en vacances à l’endroit qu’on avait pourtant désiré.

La zone de l’entretien de soi même est composée des tâches que l’on remet souvent; comme faire le ménage, entretenir la maison, écrire les lettres nécessaires, faire les courses…

Mais imaginez-vous, une seconde seulement, comme la vie serait belle pour la plupart d’entre-nous si nous ne traînions pas un sac empli de tâches non-accomplies derrière nous et une mauvaise conscience.


Les raisons irrationnelles de la procrastination
Les gens qui traînassent beaucoup croient dur comme fer à certaines idées irrationnelles comme : 1) Ils se considèrent comme insuffisants et 2) ils voient le monde comme pénible et exigeant.

Ces deux convictions s’expriment d’une ou de plusieurs manières différentes.

Perfectionnisme et la peur d’échouer
Les gens qui ont peur d’échouer à une tâche essayeront souvent d’éviter chaque tâche ou il n’y a pas de garantie de succès. Puisqu’ils sont perfectionnistes et ne peuvent pas suivre les standards qu’ils se sont imposés, ils se sentent insuffisants.

Recevoir un 13/20 est, dans leur esprit, être insuffisant.

Afin d’éviter cela, on préfèrera procrastiner dans les études de manière à toujours pouvoir se dire qui si on avait vraiment essayé, on aurait pu décrocher un 18/20 sans problèmes mais : ” comment puis-je faire quoi que ce soit lorsque je n’ai pas le temps d’étudier ? “.

Angoisse et catastrophes
L’angoisse est le lot d’une personne ayant des difficultés à prendre des décisions et une tendance à vouloir avoir une garantie de succès avant même de prendre une nouvelle décision, ou une décision risquée.

Puisque le travail s’amoncelle, le traînard commence à catastropher sa situation et devient encore moins sûr de lui, il devient angoissé et a encore plus de mal à prendre une décision.

Le traînard se voit alors comme une victime désarmée, condamné à l’échec et envers qui la vie est impitoyable et injuste.

Colère et impatience
Si on a une tendance à la colère et à l’impatience, ce sont des signes que l’on a des exigences envers soi-même.

Des pensées irrationnelles comme : ” je devrais être capable de faire ce travail ” mène à des pensées irrationnelles comme : ” je suis un imbécile ” (condamnation) et ” je ne me supporte pas ! ” (intolérance).

Les personnes qui exigent un standard hors de proportion avec ce qui est possible et pour cette raison, ils se retourneront contre eux-mêmes lorsque ce standard n’est pas respecté. Ils se retournent contre eux-mêmes comme s’il s’agissait d’une autre personne envers qui ils assurent le respect d’une loi sévère. D’un côté ils se retournent contre une dictature tyrannique, qui est la leur et se mettent en colère contre eux-mêmes pour l’avoir fait.

Et lorsqu’on est prisonnier du cercle : exigence-colère-mutinerie, on ne peut, bien entendu, pas s’améliorer !

Grandeur
La grandeur est le signe particulier qu’on trouve souvent chez les gens qui sont surchargés. Ce genre de personnes donnent toujours l’impression d’être fantastiquement occupées et elles prennent même du travail supplémentaire car elle se croient ” super travailleurs “.

En réalité, ces personnes se sentent insuffisantes. Elles ont tellement de choses à faire qu’elles ne peuvent faire qu’une toute petite partie de ce travail. Elles blâment donc différents empêchements qui peuvent cacher leur manque de productivité.

Le besoin d’amour
Certains essayent de faire beaucoup de choses afin d’avoir l’amour ou l’acceptation des autres.

Ce genre de tendance à être un cornichon d’amour vient de la conviction que ” tout le monde doit m’aimer, de cette manière, j’ai une valeur. ”

Lorsque ces personnes ont cet amour, ou cette acceptation qu’ils croient avoir besoin, elles se sentent fortes car elles croient (à tort) que cela leur donne une valeur positive.

Lorsqu’elles ne reçoivent pas la réponse demandée, elles ont, par contre, une ” gueule de bois ” psychologique. Elles se croient dévalorisées.

En général, ce genre de personnes fera tout pour les autres. Elles ont trop peur qu’on ne les aime pas, si elles refusent.

Il est normal que dans ce processus, il n’est pas toujours possible de faire tout ce qu’on a décidé de faire.

Le sentiment d’être surchargé
Le sentiment d’être surchargé est très normal chez la plupart des traînards qui voient constamment une montagne de travail devant eux.

C’est la croyance, ou plutôt la superstition, de croire que tous les travaux sont aussi importants les uns que les autres et qu’ils doivent tous être faits en même temps qui est le piège dans lequel tombent ces gens.

Cette manière de penser en noir et blanc mène directement à la case complexe d’infériorité, à l’angoisse, au surmenage pour finir dans la passivité totale.

Le manque d’assurance fait que le traînard ne puisse pas classer les choses à faire et est prisonnier d’un cercle vicieux où il passe son temps à se plaindre de l’état lamentable dans lequel il se trouve plutôt que de travailler pour en sortir.

Lorsqu’on voit le nombre de conséquences désagréables de traînasser, on pourrait croire que les personnes qui sont dans cette situation, travaillent dur pour en sortir.

Malheureusement, beaucoup de traînard ont des dérobades névrotiques pour éviter le problème et de cette manière s’empêtrent dans une toile de tâches inachevées et de persécution de soi.


La résistance au changement
Il y a au moins trois mécanismes utilisés par les personnes qui résistent à changer pour ne plus procrastiner. Ceux-ci sont : 1) La rationalisation, 2) l’impulsivité et 3) la fuite devant la réalité.

Rationalisation
C’est sans aucun doute la méthode la plus usitée pour éviter les changements. Les traînards sont des experts de la rationalisation !

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Le traînard typique affirme ses retards en se disant qu’il commencera demain, lorsqu’il sera plus en forme. Ce genre de ” demain – demain ” est un frein mortel.

Les variations typiques utilisées par les traînards sont : ” J’aurai plus de temps demain “, ” il me suffira de me lever plus tôt demain matin “, ” si je me repose (ou si je fais ceci ou cela), j’aurais plus envie après “, ” Je change la prochaine fois “, ” Je le ferai plus tard “, ” si j’attends d’avoir plus d’informations, je pourrais mieux faire ce boulot”.

Le truc dans l’attitude ” demain – demain ” est qu’on se croit moins angoissé car on a pris une décision. Celle de faire le travail demandé plus tard. On n’a pas besoin de s’inquiéter de ce problème pour l’instant.

La plupart des traînards admettent qu’ils ressentent quand même le sentiment d’être attristés, car ils savent parfaitement qu’ils ne feront pas le travail demandé demain.

Ils continuent à se haïr car ils continuent à se décevoir eux-mêmes. Le grief contre soi même engendre plus de grief contre soi même et le traînard commence sa visite touristique de la névrose.

Une stratégie de défense très usitée est d’admettre qu’on traînasse, on en ri et on continue.

Ceci désarme généralement l’entourage qui voit le traînard comme une personne un peu irresponsable et charmante, on ne la prend pas trop au sérieux.

De toute façon le résultat est que l’activité productive a abdiqué et que les mauvaises excuses règnent.

Taratataaaa…
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Certains traînards ont dans l’idée que ” la cavalerie arrive toujours à temps “. Ils croient qu’ils travaillent mieux en se mettant au travail au dernier moment, que la tâche sera exécutée de manière miraculeuse, que le danger passera ou que quelqu’un viendra les aider au dernier moment.

Des fois, si on retarde le travail suffisamment, il arrive, en effet, que la tâche disparaisse. Parce que quelqu’un aura fait le boulot, ou tout simplement, parce qu’il est trop tard.

La tendance à traînasser peut être renforcée si on a travaillé toute la nuit pour faire un travail et qu’on obtienne un assez bon résultat. Ce genre de situation a une tendance à produire une plus grande tendance à traînasser. On en oublie l’incertitude et l’angoisse qu’on a ressenti en essayant de compresser une semaine de travail en une nuit remplie de caféine et de travail acharné. On oublie souvent les situations où traînasser a mené à des conséquences moins positives.

Ce genre de rationalisation prône l’idée qu’il vaille mieux jouer aujourd’hui et travailler demain et que la récréation que l’on retarde est perdue. ” Jouir de la vie ” devient un style de vie jusqu’à ce que, bien entendu, le devoir frappe à la porte.

On a besoin de tellement d’énergie pour tenir le problème à distance que la récréation n’est peut être même pas tellement récréative !

L’impulsivité
L’impulsivité vient généralement d’un bas niveau de frustration.

On a décidé que la tâche est tout simplement trop dure ou qu’elle ne vaut pas le coup (même si on désire le résultat). Beaucoup de personnes abandonnent la partie pour un période plus ou moins longue.

Cette gêne est souvent tout d’un coup remplacée par une explosion d’activité hectique qui prend la main lorsqu’on ne veut plus retarder le résultat et qu’on essaye alors de trouver un raccourci impulsif afin d’obtenir ce qu’on désire.

Cela peut être croire au coup de foudre, quitter impulsivement son travail sans avoir rien d’autre…

La conséquence de ce comportement est généralement qu’on s’éloigne de son but originel et l’explication qu’on donne alors n’est bien entendu pas, que cela est du à notre comportement impulsif, non. On verra là une preuve que le monde est trop dur, impitoyable, injuste…

La fuite devant la réalité
On remarque souvent que le manque d’énergie à travailler pour avoir ce qu’on désire est relié à la magie. Bizarrement, on dirait que certains s’imaginent que de bonnes choses arriveront si on se contente d’attendre et d’être patient.

Ce genre de rationalisation cache une intolérance envers l’idée de travailler et est contrebalancée par le fait d’avoir les meilleures expériences de la vie dans la fantaisie plutôt que dans la réalité.

Dans la fantaisie, il est plus facile d’avoir de bonnes relations, de bonnes relations sexuelles ou de partager des moments héroïques. Tout ceci est vite et facilement fait, il suffit de l’imaginer.

Dans la fantaisie, les livres sont écrits en l’espace de quelques minutes, les confrontations finissent en triomphes et il est simple comme bonjour de devenir grand.

La réalité est malheureusement loin d’être aussi simple. Ces fantaisies, loin de la réalité, même si elles peuvent être des éléments importants dans le planning, perdent leur valeur si elles sont utilisées comme défenses plutôt que comme maillon dans un processus de création.

Le traînard utilisant cette technique se concentrera souvent sur d’autres activités qui l’éloigneront encore plus de la réalité, comme par exemple regarder la télévision, ” travailler avec l’ordinateur “, lire, dormir, écouter de la musique, faire de grandes ballades, faire le ménage ou faire les courses, bref, quelque chose de spécial le jour avant un test ou juste avant un évènement important.

Quelle que soit la quantité d’angoisse qui soit annulée à court terme de par ces action, ces distractions ne sont qu’éphémères et ne participeront qu’à accroître l’angoisse à long terme et le manque d’assurance.


Vaincre l’habitude de procrastiner
Exact! Il y a beaucoup de bénéfices névrotiques à procrastiner… Mais il y a beaucoup de vraies solutions au problème qui peuvent vous faciliter la vie et vous donner satisfaction et évolution.

On peut diminuer sa tendance à procrastiner de différentes manières :

Il est tout d’abord important de comprendre ce qu’on se dit qui entretient ce comportement destructif. Il est très important de l’identifier car si on ne sait pas comment s’arrêter, on ne peut naturellement pas changer.

Commencer maintenant
Beaucoup croient qu’ils doivent attendre que l’inspiration arrive afin qu’ils puissent résoudre le problème qui traîne. Cette attente est l’un des thèmes principaux de l’attitude ” demain – demain ” et elle ne donne que très rarement de bons résultats.

La personne qui procrastine doit savoir que les ailes de l’inspiration sont à peu près aussi efficaces que les bonnes résolutions que l’on prend au nouvel an. La plupart des problèmes demandent du travail et l’inspiration ne peut éventuellement être qu’une chose que l’on utilise pour démarrer mais pas pour résoudre le problème. De plus, l’inspiration, si inspiration il y a, peut être à plusieurs années de là.

Il vaut donc mieux commencer la tâche, même si on n’est pas sous l’inspiration. De plus, il y a de fortes chances pour que l’on ressente l’inspiration lorsqu’on est en train de résoudre le problème. En tout cas, ceci est plus probable que d’attendre l’inspiration en regardant le problème.

Si l’inspiration ne s’est pas montrée lors du travail, la tâche est accomplie et c’est donc une chose de moins à laquelle penser !

Les thèses internes
L’angoisse, la dépression, la colère et le sentiment d’impuissance vous avertissent que quelque chose ne va pas. Ce ” quelque chose ” est un jeu de convictions irrationnelles et destructives.

On peut apprendre à identifier ces convictions négatives en se demandant, lorsqu’on est dépressif ou angoissé : – Qu’est-ce que je pense de moi en ce moment ?

On peut alors travailler contre ces idées dépressives, de désespoir et d’apitoiement sur soi-même.

On peut travailler de même manière avec les exigences qui stimulent les pensées qui mènent à l’intolérance et à ne pas se sentir bien avec soi ou avec les autres.

On peut s’aider en examinant pourquoi une tâche donnée est ” trop difficile ” et commencer les actions qui rapportent. Il faut accepter le fait que la bonne fée a fait ses valises et qu’elle est partie pour l’antarctique. La seule personne sur laquelle on puisse compter est soi-même, si on désire obtenir ce que l’on désire lors de sa (trop courte) vie sur cette terre.

Il faut arrêter de penser comme un bébé et comprendre que puisque ce qu’on désire ne vient pas tout seul, on est obligé de travailler pour y arriver.

Il faut également définir ses buts et développer un plan d’action raisonnable. Il est important de se fixer des buts précis qui peuvent être atteints chaque semaine.

Renforcement
Si procrastiner continue à être un problème, il faut construire un système de punition et de récompense. La récompense peut être quelque chose considéré comme agréable, comme une ballade en bateau ou des vacances le long de la Loire.

Si le but est de perdre huit kilos, on peut choisir d’aller en vacances lorsqu’on a perdu ces huit kilos.

Les punitions sont utiles également. Si le but est, par exemple, d’oser entrer en contact avec les autres, si on ne fait pas l’exercice que l’on s’est fixé une semaine, par exemple aller à certains endroits, parler à quelqu’un après le travail, les cours, etc., il faudra, pendant le week-end, faire quelque chose que l’on n’aime pas.

Cela peut être écrire une lettre sur les côtés positifs d’une organisation dont on a horreur ou envoyer de l’argent à un parti politique qui va à l’encontre de ce que l’on pense.

Cette méthode est extrêmement efficace surtout lorsque la punition est plus désagréable que de faire la tâche que l’on n’a pas envie de faire (mais qui, elle, est souhaitée).

Ecrire des slogans
Ecrire des slogans est une bonne méthode pour s’activer. Cela peut être des choses du genre :

- Une chose de faite, une chose de moins à faire !

- Arrête de laisser la mousse pousser sous tes fesses ! Ou bien :

- Plutôt que tout ou rien, pourquoi pas : un petit peu et en avant ?

On peut très bien trouver soi même des slogans, les écrire sur des petites cartes que l’on accroche ci et là, à un endroit où on est sûr de les voir.

On peut aussi faire une liste de chose à faire et cocher à chaque fois qu’une des choses est faite.

Il est important, autant que possible, de faire ce qui doit être fait dès qu’on y pense. Faire confiance à sa mémoire et espérer avoir le temps plus tard peut très bien être irréaliste.

Bien que plein de bonnes intentions, il faut savoir que la mémoire humaine est faillible et peut facilement être la victime d’une multitude de faiblesses qui peuvent la distraire. Si on ne peut pas faire une tâche donnée ici et maintenant, il vaut mieux l’inscrire sur un bloc note qu’on lit plusieurs fois par jour.

Car même si on veut vraiment se souvenir de quelque chose, on peut avoir une tendance à l’oublier.

Les reculs
Il faut s’attendre à des reculs.

Les gens qui ont une tendance à traînasser et qui deviennent plus productifs et avancent bien ont une tendance à ne pas vouloir accepter que certains facteurs comme la fatigue, la maladie ou autre problème peuvent mettre leur grain de sable dans la machine.

Sous le stress, il est tout à fait normal que l’on régresse et que l’on reproduise un ancienne, et inefficace, manière d’agir.

Il faut alors reconnaître que ceci n’est pas la fin du monde. Cela réduit l’angoisse et aide au développement..

Cette régression peut aussi être une idée. On a peut être été efficace mais on a mal calculé le temps qui serait nécessaire pour exécuter la tâche.

Il est très important de développer une compréhension réaliste du temps nécessaire pour exécuter chaque mission.

Afin d’arrêter de procrastiner, il est important de vaincre la bataille contre la résistance, c’est la tâche la plus difficile à exécuter.

Le plus important, en premier temps, est d’identifier la conviction précise qui bloque le processus. Lorsqu’on se sent inférieur car on n’a pas exécuté une tâche que l’on aurait aimé exécuter, il vaudrait mieux apprendre de ses erreurs plutôt que de se saboter en y repensant.

Finalement il est important de comprendre que d’arrêter de procrastiner demande du travail. Il faut comprendre que l’ironie du sort fait que le fait d’éviter ce travail demande plus de travail, le plus difficile restant l’anéantissement de cette superstition destructive que la tâche est complexe et que les qualités dont on dispose sont trop faibles.

Cyril Malka

© Cyril Malka – 1999 – 2003 – Publié en version raccourcie dans Men’s Health (Danemark) de septembre 2000

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